Les suppléments permettent aux entreprises de transférer les coûts de traitement des cartes de crédit aux clients qui paient par carte de crédit. Ces frais peuvent contribuer à protéger votre marge, mais les exigences de conformité, la réaction de la clientèle et les risques concurrentiels peuvent dépasser les économies réalisées. La question de savoir si votre entreprise devrait appliquer des suppléments dépend de vos marges et de votre marché. Un sondage a révélé que 35 % des petites entreprises aux États-Unis incluent des suppléments.
Nous verrons ci-dessous comment fonctionnent les suppléments, où ils sont légaux, quels sont les risques et comment configurer correctement les suppléments si vous décidez de les appliquer.
Points clés
Le territoire est important. Les suppléments sur les cartes de crédit sont légaux dans la plupart des États américains et au Canada, mais interdits dans l’UE.
Un supplément ne peut pas dépasser votre coût d’acceptation de carte ni le pourcentage fixé par votre réseau de cartes, et il ne doit pas s’appliquer aux cartes de débit.
Les entreprises avec des marges étroites et des valeurs de transaction moyennes élevées ont tendance à profiter le plus des suppléments.
Qu’est-ce qu’un supplément?
Un supplément représente des frais supplémentaires qu’une entreprise ajoute à une transaction lorsqu’un client paie par carte de crédit. Ces frais transfèrent le coût du traitement de la carte de crédit au client qui choisit ce mode de paiement.
Lorsqu’un client paie par carte de crédit, l’entreprise se voit généralement facturer plusieurs frais, dont des frais d’interchange. Ces frais totalisent souvent entre 1,5 % et 3,5 % de la transaction, selon le type de carte, le marché et la façon dont la carte est présentée. Les cartes premium avec récompenses et les cartes d’entreprise ont tendance à coûter plus cher, tandis que les cartes de crédit ordinaires coûtent moins.
Comment fonctionnent les suppléments?
Un supplément transfère une partie ou la totalité des coûts de traitement des cartes de crédit au client sous forme de poste de facture au moment du paiement. Voici comment cela fonctionne :
Plafond en pourcentage : les règles des réseaux de cartes stipulent généralement que le supplément ne peut pas dépasser le taux de rabais du marchand (MDR) de l’entreprise ni un pourcentage fixe (p. ex., Visa fixe un plafond de 3 % aux États-Unis). Le plus faible des deux s’applique.
Divulgation avant la transaction : le client voit le supplément avant la finalisation de la transaction, au point de vente et sur le reçu.
Cartes de crédit uniquement : le supplément s’applique uniquement aux cartes de crédit. Les cartes de débit, y compris les cartes prépayées, sont exclues.
Inscription auprès du réseau : Visa exige un avis officiel avant qu’une entreprise commence à facturer un supplément. MasterCard ne l’exige plus. Stripe peut gérer le processus d’inscription et appliquer les suppléments à travers sa plateforme.
Les suppléments sont-ils légaux?
Les suppléments sur les cartes de crédit sont légaux dans de nombreux États américains. Les marchands sont autorisés à ajouter des suppléments aux États-Unis et dans les territoires américains depuis 2013. Cependant, 10 États américains (Californie, Colorado, Connecticut, Floride, Kansas, Maine, Massachusetts, New York, Oklahoma et Texas) ont des restrictions en matière de supplément sous forme de plafonds de frais ou d’interdictions. Les lois pertinentes peuvent changer; vérifiez-les avant d’appliquer des suppléments.
Même là où le supplément est légal, vous devez divulguer le montant en dollars du supplément sur chaque reçu, et les divulgations doivent être affichées au point d’entrée et au point de vente. Dans les boutiques en ligne, la politique de supplément doit être divulguée sur la première page qui fait référence aux marques de cartes de crédit.
En dehors des États-Unis, les règles peuvent varier :
EU : la directive révisée sur les services de paiement (DSP2) interdit les suppléments sur les paiements par carte.
Canada : depuis 2022, Visa et MasterCard autorisent le supplément dans le pays.
Australie : le supplément ne sera plus autorisée à compter du 1er octobre 2026.
Les entreprises devraient-elles instaurer des suppléments?
La décision d’utiliser des suppléments dépend de vos marges, de votre clientèle et de ce que font vos concurrents. Un supplément peut être une décision financièrement rationnelle ou un problème de relations avec la clientèle (et parfois les deux à la fois).
Voici en quoi les suppléments peuvent être avantageux :
Les frais de carte de crédit s’accumulent. Une entreprise qui traite 1 000 000 $ annuellement avec un taux d’interchange moyen de 2,5 % paie 25 000 $ aux réseaux de cartes et aux institutions financières émettrices. Pour les secteurs aux marges serrées, la facture est salée
Les suppléments peuvent rendre les prix plus transparents. Les clients qui paient comptant cessent de subventionner ceux qui utilisent des cartes premium avec récompenses.
Voici en quoi les suppléments peuvent avoir des effets négatifs :
Les frais imprévus au moment du paiement peuvent augmenter l’abandon de panier en ligne et créer des associations négatives avec la marque dans les points de vente physiques. Si un client est surpris par un supplément, cela peut changer sa décision d’acheter chez vous.
Si votre concurrent le plus proche accepte les cartes de crédit sans supplément, les clients pourraient se demander pourquoi ils doivent vous payer davantage.
Les caractéristiques démographiques de la clientèle et la taille moyenne des transactions ont leur importance lorsque vous décidez d’appliquer ou non des suppléments. Si vos clients ont tendance à payer en argent comptant ou par chèque, un supplément pourrait avoir moins d’impact. Mais, s’ils s’attendent à un paiement numérique sans friction, cela créera probablement plus de résistance. Plus la taille de la transaction est importante, plus les clients risquent de remarquer des frais supplémentaires : un supplément de 2,5 % sur un achat de 15 $ représente environ 0,38 $, mais le même supplément sur un service à 4 000 $ représente 100 $.
Quels sont les risques liés à l’ajout de suppléments?
Le plus grand risque lié à l’ajout de suppléments est une application incorrecte. Les règles des réseaux de cartes sur le supplément sont précises, et les violations peuvent entraîner des amendes pour votre acquéreur.
Évitez les erreurs suivantes en matière de suppléments :
Omettre l’inscription auprès du réseau : Visa exige que vous l’avisiez avant de commencer à facturer un supplément. Ne commencez pas à facturer un supplément sans vous inscrire.
Facturer un supplément sur les cartes de débit : cela n’est pas autorisé, même pour une carte prépayée.
Dépasser le plafond : votre supplément ne peut pas dépasser votre MDR ni le plafond du réseau. Le plus faible des deux s’applique.
Omettre la divulgation : le supplément doit être visible avant la transaction et clairement affiché dans le magasin ou sur votre site Web.
Au-delà de la conformité, il y a un risque de réputation. Les clients en magasin de commerce de détail qui voient un supplément imprévu sont plus enclins à se plaindre publiquement qu’à changer de mode de paiement. Les clients B2B, qui paient souvent par paiement ACH (Automated Clearing House) ou par chèque, sont généralement plus pragmatiques.
Comment les entreprises devraient-elles appliquer des suppléments?
L’application d’un supplément suit une séquence précise aux États-Unis, et sauter des étapes peut engendrer des risques de conformité. Avant de commencer, vérifiez que les suppléments sont bien autorisés là où vous exercez vos activités.
Une fois cette vérification effectuée, voici comment appliquer des suppléments aux États-Unis :
Inscrivez-vous auprès des réseaux de cartes : Visa exige que vous l’avisiez, ainsi que votre acquéreur, de votre intention d’appliquer un supplément au moins 30 jours avant le début de la facturation du supplément.
Définissez votre pourcentage de supplément : votre supplément ne peut pas dépasser votre coût d’acceptation ni le pourcentage fixé par le réseau de cartes, selon le montant le moins élevé. Si vous ne connaissez pas votre taux d’interchange effectif, votre prestataire de services de paiement peut vous le communiquer.
Mettez à jour de vos divulgations : ajoutez une affiche dans les points de vente physiques, une divulgation sur votre site Web pour les ventes en ligne et un poste de facture de supplément sur chaque reçu.
Configurez votre mode de paiement : le système doit être capable de distinguer les cartes de crédit des cartes de débit au moment de la saisie des informations de la carte et d’appliquer automatiquement le supplément le cas échéant.
Formez le personnel en contact avec la clientèle : toute personne qui traite les paiements doit apprendre à expliquer les frais clairement (p. ex., « Nous facturons des frais pour les paiements par carte de crédit dans le but de couvrir nos coûts de traitement. Vous pouvez les éviter en payant en argent comptant ou par carte de débit. »).
Quel montant de supplément devrait-on appliquer?
Le plafond des suppléments pour Visa est de 3 % ou votre MDR. Le plus faible des deux s’applique. Le plafond pour MasterCard est de 4 %.
Il est permis de fixer le supplément exactement à votre coût de traitement, ce qui est plus facile à expliquer aux clients. Si vous utilisez les suppléments pour augmenter les revenus au-delà du coût des frais d’interchange, vous êtes en situation de non-conformité et votre prestataire de services de paiement ou votre vérificateur ne manquera pas de vous le faire savoir.
Certaines entreprises pourraient vouloir appliquer des frais fixes plutôt qu’un pourcentage (p. ex., 2 $ par transaction par carte de crédit). Mais, le calcul exige de la prudence : sur les petites transactions, des frais fixes pourraient dépasser le plafond de 3 % de Visa, ce qui le rendrait non conforme. Un supplément s’appuyant sur un pourcentage évite ce problème.
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Être opérationnel en quelques semaines : utilisez des fonctionnalités intégrées ou hébergées par Stripe pour accélérer la mise en service en évitant les coûts initiaux et le temps de développement généralement requis pour accepter les paiements.
Gérer les paiements à grande échelle : utilisez les outils et services de Stripe pour éviter de mobiliser des ressources supplémentaires pour la production de rapports sur les marges, les formulaires fiscaux, la gestion du risque, les modes de paiement mondiaux ou la conformité liée à l’inscription des utilisateurs.
Se développer à l’international : aidez vos utilisateurs à attirer davantage de clients dans le monde entier en proposant des modes de paiement locaux et le calcul facile des taxes de vente, de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de la taxe sur les biens et services (TPS).
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Le contenu de cet article est fourni uniquement à des fins informatives et pédagogiques. Il ne saurait constituer un conseil juridique ou fiscal. Stripe ne garantit pas l'exactitude, l'exhaustivité, la pertinence, ni l'actualité des informations contenues dans cet article. Nous vous conseillons de consulter un avocat compétent ou un comptable agréé dans le ou les territoires concernés pour obtenir des conseils adaptés à votre situation particulière.