De nombreuses entreprises britanniques ont besoin de capitaux externes à un moment donné : pour recruter avant que les revenus ne suivent, pour acheter du matériel ou pour combler les écarts entre les factures et les paiements. En 2024, le montant total des prêts accordés aux petites entreprises du Royaume-Uni a dépassé les 16 milliards de livres sterling. Pourtant, les solutions de financement vont bien au-delà des prêts bancaires traditionnels. Il existe des subventions publiques non remboursables, des investisseurs en fonds propres ayant différents profils de risque, ou encore des prestataires de paiement qui avancent de la trésorerie.
Nous détaillons ci-dessous les différentes options de financement accessibles aux entreprises britanniques, leur fonctionnement et la méthode pour choisir celle qui vous convient (selon votre stade de développement, votre secteur d’activité et la part de capital que vous souhaitez conserver).
Points clés
Le Royaume-Uni propose une large gamme d’options de financement pour les entreprises, allant des subventions publiques non remboursables aux levées de fonds et au financement basé sur les revenus.
Le choix du bon financement dépend du stade de développement de votre entreprise, de votre secteur d’activité, de l’urgence de votre besoin de fonds et de la part de capital que vous êtes prêt à céder.
Certains modes de financement s’appuient sur l’analyse de vos données de ventes réelles pour déterminer votre éligibilité. Cela les rend accessibles aux entreprises qui ne rentrent pas dans les critères d’attribution des banques traditionnelles.
Quelles sont les solutions de financement des entreprises au Royaume-Uni ?
Au Royaume-Uni, les solutions de financement incluent les prêts bancaires, les aides publiques, le capital-risque, les apports des associés ou actionnaires, le financement participatif, ainsi que les prestataires de paiement qui avancent des fonds basés sur vos données de ventes.
Quelles sont les aides financières gouvernementales disponibles pour les entreprises au Royaume-Uni ?
Le gouvernement britannique propose plusieurs programmes de financement, dont beaucoup sont administrés par la British Business Bank ou distribués par des prêteurs agréés. Bien qu’ils manquent parfois de visibilité, leurs conditions sont souvent plus avantageuses que celles du marché commercial classique.
Ces dispositifs comprennent :
Les subventions Innovate UK : des aides non remboursables pour les entreprises qui innovent dans des secteurs comme les technologies propres, les sciences de la vie et l’industrie de pointe. Ces subventions couvrent généralement jusqu’à 70 % des coûts d’un projet (selon la taille de l’entreprise et la nature du projet), le tout sans diluer votre capital ni ajouter de dette. Le processus de sélection est cependant très compétitif.
Les prêts de lancement : des prêts personnels garantis par l’État pouvant aller jusqu’à 25 000 £, à un taux d’intérêt annuel fixe de 7,5 %. Ils incluent un accompagnement gratuit par un mentor et sont spécialement conçus pour les entreprises de moins de 60 mois.
Le mécanisme de garantie de croissance : un dispositif de garanties adossées à l’État pour les prêteurs qui accordent des financements allant jusqu’à 2 millions de £ aux petites et moyennes entreprises (PME) britanniques. Cette garantie réduit le risque pour la banque, ce qui permet à des entreprises parfois inéligibles à un crédit classique d’obtenir un financement par ce biais.
Les crédits d’impôt R&D :plutôt que d’apporter un capital initial, ces crédits d’impôt permettent aux entreprises éligibles de récupérer une partie de leurs dépenses de recherche et développement auprès du fisc britannique (HMRC). Sous le régime unifié du crédit d’impôt recherche, les entreprises bénéficiaires peuvent recevoir un crédit de 20 % sur leurs dépenses de R&D éligibles. Attention toutefois : ce crédit est lui-même soumis à l’impôt sur les sociétés.
Comment fonctionne le financement par les associés ou les actionnaires pour les entreprises basées au Royaume-Uni ?
Faire appel au capital de personnes qui ont déjà un lien avec votre entreprise est l’une des options les plus sous-exploitées. Cela peut s’avérer particulièrement utile pour les sociétés qui n’ont pas encore atteint un stade de développement où solliciter des investisseurs externes serait réaliste.
Le financement par les associés ou les actionnaires peut prendre les formes suivantes :
Les prêts de dirigeants ou de fondateurs : un dirigeant prête des fonds à l’entreprise, qui s’engage à les rembourser ultérieurement. Le versement d’intérêts est optionnel. Si des intérêts sont appliqués, ils doivent l’être au taux du marché et constituent un revenu imposable pour le dirigeant.
Les cycles de financement par les actionnaires : les investisseurs actuels sont sollicités pour injecter de nouveaux capitaux, souvent sur la base d’une valorisation déjà établie. Ces opérations sont moins dilutives que l’entrée de nouveaux investisseurs, et les actionnaires en place disposent parfois de droits pro-rata qui simplifient leur participation.
L’investissement par partenaire stratégique : un fournisseur, un distributeur ou un partenaire technologique peut investir en échange de conditions préférentielles, d’une exclusivité ou d’un accès à votre base de clients. Cette formule fonctionne au mieux lorsque les deux parties y trouvent un intérêt commercial évident qui dépasse le simple rendement financier.
Le principal risque avec chacune de ces options est la concentration. Dépendre fortement d’un petit nombre de personnes pour votre capital, en particulier si elles ont du pouvoir dans l’entreprise, peut créer un effet de dépendance. Il est donc essentiel d’étudier attentivement toutes les options avant de s’engager.
Quelles options de financement pour entreprises les banques britanniques proposent-elles ?
Le crédit bancaire reste l’une des principales sources de financement externe pour les entreprises britanniques, bien qu’il ne soit pas toujours le plus facile d’accès.
Voici les principaux types de financements bancaires disponibles au Royaume-Uni :
Les prêts à terme : un montant forfaitaire versé en une fois, remboursé sur une période fixe (généralement de un à dix ans) avec des intérêts. Ils sont parfaits pour les dépenses d’investissement telles que le matériel, les locaux et les véhicules. Les banques exigeront un historique d’activité, des prévisions de cash flow et, souvent, une garantie.
Les découverts professionnels : une ligne de crédit adossée à votre compte courant, dans laquelle vous piochez selon vos besoins. Les intérêts ne courent que sur les montants réellement utilisés. Cette solution est idéale pour gérer les écarts de cash flow à court terme, plutôt que pour financer de gros investissements.
Le financement d’actifs : des prêts ou des contrats de location adossés à des biens spécifiques comme des machines, des véhicules ou du matériel informatique, où le bien lui-même sert souvent de garantie. Le crédit-bail et la location-vente entrent tous deux dans cette catégorie, avec des impacts différents sur la propriété du bien et son traitement comptable.
Le financement sur factures : la possibilité d’emprunter en gageant vos créances clients en cours. C’est une solution très utile si vous facturez vos clients à 60 ou 90 jours et que vous ne pouvez pas attendre. L’affacturage implique que le prêteur recouvre directement la dette, tandis que le financement sur factures classique vous permet de conserver la gestion de cette relation client.
Les banques britanniques sont généralement plus lentes à réagir que les prêteurs alternatifs, mais elles constituent une excellente option pour les entreprises qui ne souhaitent pas diluer leur capital en faisant entrer des investisseurs externes.
Comment fonctionne le capital-risque pour les entreprises basées au Royaume-Uni ?
Le capital-risque (VC) est un mode de financement en actions. Les investisseurs prennent une participation dans votre entreprise en échange de capital, avec l’objectif que cette part vale beaucoup plus lors de leur sortie finale. Le capital-risque convient aux entreprises à forte croissance capables d’atteindre des résultats exceptionnels. En revanche, il est globalement inaccessible aux entreprises ayant des perspectives de croissance modestes, quel que soit leur niveau de réussite.
Le Royaume-Uni dispose d’un écosystème de capital-risque particulièrement mature. La plupart des transactions impliquent de négocier la valorisation pré-monnaie, de s’accorder sur le montant de la levée de fonds et d’émettre de nouvelles actions en conséquence. Les lettres d’intention contiennent généralement des clauses clés qu’il est essentiel de bien comprendre avant de signer.
Cela inclut :
Les préférences de liquidation : elles déterminent qui est payé en premier lors d’une sortie.
Les clauses anti-dilution : elles protègent le pourcentage de participation des investisseurs si vous réalisez une levée de fonds ultérieure sur la base d’une valorisation inférieure.
Les droits pro-rata : ils accordent aux investisseurs le droit de participer aux futures levées de fonds.
La représentation au conseil d’administration ou les droits d’observateur : ils confèrent aux investisseurs un rôle formel dans la gouvernance de l’entreprise.
Les dispositifs EIS (Enterprise Investment Scheme) et SEIS (Seed Enterprise Investment Scheme) offrent des allègements fiscaux aux particuliers qui achètent de nouvelles actions d’une entreprise. Cela rend le soutien aux sociétés britanniques nettement plus attractif pour les investisseurs individuels.
Qu’est-ce que le financement participatif pour les entreprises basées au Royaume-Uni ?
Le financement participatif permet de lever des fonds auprès d’un grand nombre de personnes, généralement via une plateforme en ligne. Au Royaume-Uni, les principaux modèles pour les entreprises sont le financement participatif en actions, le prêt participatif et le financement par récompenses.
Le financement participatif en actions : des plateformes comme Crowdcube et Republic Europe (anciennement Seedrs) permettent aux entreprises de lever des fonds auprès d’investisseurs particuliers et professionnels en échange d’actions. Une campagne consiste à fixer un objectif de financement, à présenter son projet publiquement sur la plateforme et à mener la levée de fonds sur plusieurs semaines. L’éligibilité aux dispositifs EIS et SEIS s’applique souvent, ce qui permet d’attirer les investisseurs. De nombreuses levées de fonds utilisent des structures de prête-nom, de sorte que les investisseurs individuels détiennent leurs actions via la plateforme plutôt que directement dans votre table de capitalisation.
Le prêt participatif : son fonctionnement s’apparente à celui d’un prêt bancaire, à la différence que le capital provient de multiples prêteurs particuliers qui regroupent leurs fonds via une plateforme. Vous remboursez le montant avec des intérêts sur une période définie. Cette solution est souvent plus rapide qu’une banque et n’entraîne aucune dilution de votre capital, bien que les taux varient considérablement selon votre profil de crédit.
Le financement participatif par récompenses : une option très courante pour les startups axées sur les produits physiques. Des plateformes comme Kickstarter et Indiegogo permettent aux entreprises de lever des fonds auprès de particuliers en échange de contreparties, telles qu’un accès anticipé aux produits, des réductions exclusives ou des versions en édition limitée.
Le financement participatif possède également une dimension marketing que le financement pur n’a pas. Une levée de fonds publique réussie prouve la validation du marché par les clients, génère de la couverture médiatique et attire des investisseurs qui deviennent de véritables ambassadeurs de votre entreprise. Le revers de la médaille, c’est que vos données financières et votre business model deviennent publics pendant toute la durée de la campagne.
Comment fonctionne le financement basé sur les revenus pour les entreprises au Royaume-Uni ?
Le financement basé sur les revenus permet aux entreprises britanniques de lever des capitaux sans céder de parts de leur capital ni s’engager sur les remboursements fixes d’un prêt traditionnel. À la place, les remboursements sont directement indexés sur le chiffre d’affaires de votre entreprise.
Un prêteur verse à votre entreprise une somme forfaitaire unique. En contrepartie, vous acceptez de rembourser un multiple fixe de ce montant (par exemple, entre 1,2 et 1,6 fois la somme initiale), mais les mensualités varient chaque mois en fonction de votre chiffre d’affaires.
Comme vous versez un pourcentage de votre chiffre d’affaires mensuel, vous remboursez davantage lorsque vos revenus sont élevés, et moins lorsqu’ils baissent. Ce mécanisme se poursuit jusqu’à ce que vous ayez remboursé le montant total convenu.
Utiliser une solution directement liée à votre prestataire de paiement, comme Stripe Capital, vous permet de rembourser automatiquement via un pourcentage de vos ventes quotidiennes. Cela fonctionne particulièrement bien pour les entreprises aux revenus variables. Comme les offres se basent sur votre historique de ventes plutôt que sur des prévisions de cash flow, elles reflètent la performance réelle de votre activité.
Comment choisir la solution de financement adaptée à votre entreprise ?
Choisir la bonne solution de financement pour votre entreprise dépend de votre stade de croissance, de votre secteur d’activité, du niveau de contrôle que vous acceptez de céder et de la rapidité avec laquelle vous avez besoin des fonds.
Voici comment appréhender chaque facteur :
Le stade de développement : les prêts bancaires peuvent être difficiles à obtenir pour les jeunes entreprises qui génèrent peu ou pas de chiffre d’affaires. En revanche, les subventions et le financement participatif sont souvent particulièrement adaptés aux nouvelles structures.
Le secteur d’activité : les subventions publiques et le capital-risque s’orientent principalement vers la tech, les sciences de la vie et les énergies vertes. Les entreprises d’autres secteurs disposent de moins d’options via ces canaux.
Le contrôle : l’endettement préserve votre capital. Les prêts bancaires conviennent parfaitement aux entreprises qui souhaitent conserver le plein contrôle de leur activité. Le capital-risque est une excellente option pour les structures qui acceptent de partager la gouvernance.
La rapidité : le financement basé sur les revenus peut être débloqué en quelques jours, ce qui est idéal pour les entreprises ayant un besoin urgent de fonds. En revanche, les prêts bancaires et les levées de fonds en capital-risque prennent des semaines ou des mois, et conviennent aux structures qui ne sont pas pressées.
Comment Stripe Capital peut vous aider
Stripe Capital propose des solutions de financement basées sur les revenus. Son objectif ? Aider votre entreprise à accéder aux fonds dont elle a besoin pour se développer.
Capital peut vous aider à :
Accéder plus rapidement à des capitaux de croissance : obtenez l’approbation d’un prêt ou d’une avance de fonds en quelques minutes, sans les démarches longues ni les exigences de garantie associées aux prêts bancaires traditionnels.
Adaptez le financement à vos revenus : grâce à la structure basée sur les revenus de Capital, vous remboursez un pourcentage fixe de vos ventes quotidiennes. Vos paiements s’ajustent ainsi à la performance de votre entreprise. Si le montant prélevé sur vos ventes n’atteint pas le minimum requis pour une période donnée, Capital débitera automatiquement le solde restant sur votre compte bancaire à la fin de cette période.
Vous développer en toute confiance : financez des initiatives de croissance telles que des opérations marketing, des campagnes de recrutement, une augmentation des stocks, et bien plus encore, sans diluer vos capitaux propres ou vos actifs personnels.
Tirer parti de l’expertise de Stripe : Capital fournit des solutions de financement personnalisées qui s’appuient sur l’expertise approfondie de Stripe et ses données de paiement.
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Le contenu de cet article est fourni à des fins informatives et pédagogiques uniquement. Il ne saurait constituer un conseil juridique ou fiscal. Stripe ne garantit pas l'exactitude, l'exhaustivité, la pertinence, ni l'actualité des informations contenues dans cet article. Nous vous conseillons de solliciter l'avis d'un avocat compétent ou d'un comptable agréé dans le ou les territoires concernés pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.