Moyens de paiement acceptés et refusés : guide à destination des commerçants

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Acceptez des paiements en ligne, en personne et dans le monde entier, grâce à une solution de paiement adaptée à toutes les entreprises, des start-up aux multinationales.

En savoir plus 
  1. Introduction
  2. L’essentiel à retenir
  3. Existe-t-il des moyens de paiement obligatoires en France ?
    1. Les règles d’acceptation des espèces vont-elles changer ?
  4. Pouvez-vous refuser un moyen de paiement ?
    1. Pouvez-vous refuser un paiement en espèces ?
    2. Pouvez-vous refuser un paiement par carte bancaire ?
    3. Pouvez-vous refuser un paiement par chèque ?
  5. Pouvez-vous appliquer des frais selon le moyen de paiement utilisé par vos clients ?
  6. Quelles sont vos obligations d’information sur les moyens de paiement acceptés ou refusés ?
    1. L’obligation d’information en point de vente
    2. L’obligation d’information en vente en ligne
  7. Quelles sont les sanctions en cas de non-respect des obligations d’acceptation de moyens de paiement ?
  8. Pourquoi accepter différents moyens de paiement ?
    1. Limiter la friction et l’abandon de panier
    2. Capter des usages en croissance rapide
    3. Sécuriser la continuité d’activité
    4. Réduire le risque d’impayé
  9. Bonnes pratiques en matière d’acceptation de paiements
  10. Comment Stripe Payments peut vous aider
  11. FAQ sur le refus des moyens de paiement en France

En France, l’obligation relative aux moyens de paiement est encadrée par plusieurs textes réglementaires, qui imposent l’acceptation ou sanctionnent le refus de certaines solutions. Espèces, carte bancaire, chèque, virement instantané, paiement mobile : l’éventail des modes de paiement n’a jamais été aussi large, en boutique comme en ligne.

Les usages, eux, évoluent rapidement. Le paiement numérique est de plus en plus courant et, en 2024, le nombre de paiements par carte dans les commerces de proximité a dépassé pour la première fois celui des paiements en espèces, avec 48 % contre 43 % des transactions. Néanmoins, les espèces conservent leur place : 60 % des consommateurs jugent important de pouvoir régler en espèces, et 94 % des commerçants français continuent de les accepter.

Savoir quels moyens de paiement les commerçants sont tenus d’accepter et quels autres ils peuvent refuser est donc plus crucial que jamais, car l’enjeu est autant légal que commercial. En effet, le choix des moyens de paiement pèse directement sur la trésorerie, le taux de conversion et, dans certains cas, la responsabilité pénale.

Cet article vous explique ce qu’il faut savoir sur les droits et les obligations des commerçants concernant les moyens de paiement en France, les modes obligatoires ou facultatifs, les sanctions encourues en cas de non-respect, et les bonnes pratiques à suivre.

L’essentiel à retenir

  • En France, les espèces en euros constituent le seul moyen de paiement ayant cours légal et doivent en principe être acceptées, sauf dans les situations prévues par la réglementation.
  • Les commerçants peuvent refuser la carte bancaire, le chèque ou le virement, ou imposer des seuils de paiement, à condition d’en informer clairement les clients avant la transaction.
  • Aucun supplément ne peut être facturé en fonction du moyen de paiement choisi, même pour compenser des frais bancaires ou des commissions d’encaissement.
  • Les moyens de paiement acceptés, refusés et leurs éventuelles conditions doivent être affichés de manière visible en magasin et indiqués dès le début du processus de commande en ligne.
  • Le non-respect de ces règles peut entraîner des amendes importantes, tandis qu’une offre de paiement diversifiée contribue à réduire les abandons, sécuriser les encaissements et éviter les ventes manquées.

Existe-t-il des moyens de paiement obligatoires en France ?

Les espèces en euros sont le seul moyen de paiement qui ait cours légal en France. Un commerçant ne peut donc pas refuser un règlement en espèces sans motif prévu par les textes. Le non-respect de ce principe est sanctionné par l’article R642-3 du Code pénal, qui punit le refus de recevoir des pièces ou billets ayant cours légal.

Si tout commerçant est tenu d’accepter un paiement en espèces, aucun texte n’impose à l’inverse d’accepter la carte bancaire, le chèque ou le virement. Il existe néanmoins une exception à cette liberté : les chauffeurs de taxi. L’article L3121-11-2 du Code des transports précise en effet, que les chauffeurs de taxi ont l’obligation d’accepter les paiements par carte bancaire (en plus des espèces).Cette contrainte, propre au secteur, répond à un objectif d’accessibilité du service pour les usagers. L’article L3121-1 prévoit également que les taxis doivent être munis d’un terminal de paiement électronique.

À noter : jusqu’en 2025, les adhérents d’un centre de gestion agréé (CGA) ou d’une association de gestion agréée (AGA) devaient accepter le chèque ou la carte bancaire, en application de l’article 1649 quater E bis du Code général des impôts. Ce régime n’existe plus : l’article 11 de la loi de finances pour 2025 a abrogé, le 16 février, l’ensemble du cadre juridique des organismes de gestion agréés.

Les règles d’acceptation des espèces vont-elles changer ?

Il existe un projet de règlement de la Commission européenne qui inscrirait explicitement l’obligation d’accepter les espèces dans le droit de l’Union européenne et resserrerait les motifs de refus. En effet, s’il existe en France un texte réglementaire qui sanctionne le refus d’un paiement en espèces, aucun texte ne pose aujourd’hui d’obligation d’acceptation explicite.

Le 28 juin 2023, la Commission européenne a présenté, au sein du paquet « monnaie unique » et parallèlement à la proposition relative à l’euro numérique, une proposition relative au cours légal des billets et pièces en euros. Ce texte définirait le cours légal par trois effets cumulés : l’acceptation obligatoire, à la pleine valeur nominale, et le pouvoir libératoire.

Quatre points de cette proposition concernent directement les professionnels :

  • *Une obligation d’acceptation formulée positivement * :
    le commerçant ne pourrait pas refuser des billets ou les pièces en euros présentés pour satisfaire à une obligation de paiement, sauf exception ou accord préalable des parties sur un autre moyen de paiement.
  • *Une interdiction expresse des frais supplémentaires * :
    l’article 4 précise que les frais supplémentaires pour le règlement d’une dette en billets et pièces seraient interdits.
  • Des motifs de refus plus étroits qu’aujourd’hui :
    l’article 5 n’admettrait le refus que s’il est opposé de bonne foi, proportionné, fondé sur des motifs légitimes et temporaires, et lié à des circonstances échappant au contrôle du professionnel. Par exemple, la présentation d’un billet d’une valeur manifestement disproportionnée ou l’impossibilité exceptionnelle de rendre la monnaie.
  • Une surveillance des refus affichés :
    l’article 7 imposerait aux États membres de surveiller les exclusions unilatérales et préalables des espèces, autrement dit les mentions du type « paiement en espèces non accepté », et de prendre des mesures correctives si le niveau de non-acceptation compromettrait le principe.

À noter : l’article 2 de la proposition exclut de son champ d’application les paiements pour des biens ou des services achetés à distance, notamment en ligne. Un site de e-commerce ne serait donc pas concerné par le renforcement de l’obligation d’accepter les espèces.

La proposition de la Commission européenne reste en cours de négociation entre le Parlement européen et le Conseil. Dans une intervention du 3 juin 2026, un membre du directoire de la BCE a appelé à finaliser les négociations et à adopter le paquet avant le 1er janvier 2027, date du vingt-cinquième anniversaire de la mise en circulation des billets et des pièces.

Pouvez-vous refuser un moyen de paiement ?

Un commerçant peut librement refuser un moyen de paiement, à l’exception du paiement en espèces (hors motifs admis). Vous pouvez ainsi refuser le chèque, la carte bancaire ou le virement, ou fixer un montant minimal ou maximal d’acceptation, à la condition d’en informer clairement votre clientèle avant la transaction.

Cette liberté de refus connaît cependant deux limites :

  • *Interdiction de la sélection discriminatoire des clients * :
    Les articles 225-1 à 225-4 du Code pénal répriment le refus d’un moyen de paiement en fonction de l’origine, du lieu de résidence, de l’âge ou de tout autre critère prohibé
  • Fractionnement abusif des paiements par chèque :
    l’article R163-1 du code monétaire et financier sanctionne le professionnel qui exige ou provoque, pour une dette supérieure à 15 euros, la remise d’un ou plusieurs chèques d’un montant inférieur ou égal à 15 euros.

Pouvez-vous refuser un paiement en espèces ?

Non, un commerçant ne peut pas refuser un paiement en espèces, sauf dans six catégories de motifs admis : devise étrangère, pièces ou billets détériorés, paiement de plus de 50 pièces, suspicion de fausse monnaie, impossibilité de rendre la monnaie faute d’appoint ou motifs d’intérêt général.

Détaillons les différents motifs admis de refus :

  • Devises étrangères :
    seuls les billets et pièces en euros ont cours légal en France. Le professionnel peut donc refuser un règlement dans une autre monnaie.
  • Billets détériorés :
    Les entreprises peuvent refuser les billets déchirés, illisibles ou susceptibles d'être rejetés par les banques lors du dépôt.
  • Paiement de plus de 50 pièces :
    un professionnel n’est pas tenu d’accepter plus de cinquante pièces lors d’un seul paiement, à l’exception de l’autorité émettrice et des personnes désignées par la législation nationale. Il s’agit là d’une faculté de refus, et non d’un plafond.
  • *Absence d’appoint * :
    l’obligation de faire l’appoint pèse sur le client. Un professionnel qui ne dispose pas de suffisamment de monnaie peut donc refuser le paiement.
  • *Suspicion de fausse monnaie * :
    en cas de doute sur l’authenticité d’un billet, un commerçant peut relever l’identité du client et refuser le paiement.
  • Motifs d’intérêt général :
    les tribunaux admettent certains refus lorsque les contraintes imposées aux clients sont proportionnées. Par exemple, une commune peut exiger que le stationnement soit réglé uniquement au moyen d’une carte prépayée plutôt qu’en espèces, afin d’éviter les vols dans les horodateurs.

Par ailleurs, le paiement en espèces est soumis à des plafonds légaux. Les articles L112-6 et suivants du code monétaire et financier interdisent le règlement en espèces d’une dette dépassant 1 000 euros lorsque le client a son domicile fiscal en France ou agit pour des besoins professionnels. Ce plafond est porté à 10 000 euros lorsque le client est domicilié fiscalement à l’étranger, n’agit pas à des fins professionnelles et règle un bénéficiaire qui n’est pas soumis aux obligations de lutte contre le blanchiment. Il est porté à 15 000 euros lorsque le bénéficiaire est soumis à ces obligations.

À noter : en 2024, seuls 6 % des consommateurs se sont vu refuser un paiement en espèces au moins une fois.

Pouvez-vous refuser un paiement par carte bancaire ?

Oui, aucun texte n’impose d’accepter la carte bancaire (hors chauffeurs de taxi). Un professionnel peut tout à fait refuser la carte ou fixer un montant minimal d’acceptation, à condition d’en informer la clientèle par affichage et dans les conditions générales de vente.

Un professionnel peut exiger un panier minimum pour accepter la carte, ce qui est fréquent dans les commerces de proximité, où la commission commerçant pèse lourd sur les petits montants. Dans ce cas, il doit afficher le seuil de manière visible avant l’encaissement.

Un commerçant peut également n’accepter que certaines catégories de cartes, par exemple écarter les cartes professionnelles émises au nom d’une entreprise, plus coûteuses à l’encaissement, tout en acceptant les cartes de particuliers.

Le règlement européen sur les frais d’interchange interdit en effet aux réseaux de cartes tels que Visa et Mastercard, d’imposer l’acceptation de toutes les catégories de cartes de leur marque. Cette restriction doit reposer sur des critères objectifs, tenant à la catégorie de carte et non à l’identité du client, et être signalée avant l’encaissement.

Pouvez-vous refuser un paiement par chèque ?

Oui, un professionnel peut refuser le paiement par chèque, à condition d’en informer préalablement sa clientèle de manière claire et visible et d’ajouter une mention dans ses conditions générales de vente. Il peut également assortir l’acceptation du paiement à un montant minimal ou maximal.

De plus, l’article L131-15 du Code monétaire et financier impose à toute personne qui remet un chèque en paiement de justifier de son identité au moyen d’un document officiel portant sa photographie, par exemple une carte nationale d’identité, un passeport ou un permis de conduire.

Pouvez-vous appliquer des frais selon le moyen de paiement utilisé par vos clients ?

Non, l’article L112-12 du Code monétaire et financier interdit au bénéficiaire d’un paiement d’appliquer des frais pour l’utilisation d’un moyen de paiement donné. En revanche, un commerçant peut proposer une réduction liée à un instrument de paiement, à condition d’en informer le payeur avant l’initiation de l’opération.

Ainsi, ni frais fixes, ni pourcentage additionnel, ni majoration déguisée du coût d’encaissement ne peuvent être répercutés sur le client. Il en va de même pour la facturation de « frais de carte bancaire » ou une « participation aux frais de paiement en ligne ». Si le Code monétaire et financier prévoit des dérogations dans des conditions définies par décret, l’interdiction reste totale en pratique.

Quelles sont vos obligations d’information sur les moyens de paiement acceptés ou refusés ?

Un commerçant doit informer sa clientèle, avant la transaction, des moyens de paiement qu’il accepte ou refuse et des conditions qu’il applique. En point de vente, cette information passe par un affichage visible en caisse. En vente en ligne, elle doit apparaître au plus tard au début du processus de commande, en application du Code de la consommation.

Cette information préalable est la condition d’exercice de la liberté de refuser un moyen de paiement. Un refus opposé au moment de payer, alors que rien ne le signalait en amont, constitue un manquement, quand bien même la décision commerciale serait légitime. Cette exigence vaut pour tout ce qui restreint le règlement : le refus pur et simple d’un instrument, comme les seuils minimaux ou maximaux d’acceptation.

L’obligation d’information en point de vente

En point de vente, l’information passe par un affichage visible en caisse. L’affichage doit être apposé à l’endroit où le client se présente pour payer, et rester lisible sans effort. La formulation doit également indiquer l’instrument de paiement concerné et, le cas échéant, le seuil applicable : « Les chèques ne sont pas acceptés », « Les chèques sont acceptés à partir de 20 euros », « La carte bancaire est acceptée à partir de 10 euros ».

Cette obligation relève de l’obligation générale d’information du consommateur sur les prix et les conditions particulières de la vente, posée par l’article L112-1 du Code de la consommation. L’administration confirme que cette obligation couvre les modalités de paiement. Le non-respect de cette obligation est sanctionné sur le fondement de l’article L131-5 du même Code.

L’obligation d’information en vente en ligne

L’article L221-14 du Code de la consommation impose aux sites de commerce en ligne d’indiquer clairement et lisiblement, au plus tard au début du processus de commande, les moyens de paiement acceptés, ainsi que les éventuelles restrictions de livraison. De ce fait, un affichage limité à la page de paiement intervient trop tard.

De plus, la fonction utilisée pour valider la commande doit comporter la mention claire et lisible « commande avec obligation de paiement », ou une formule analogue dénuée de toute ambiguïté. Un bouton libellé « Valider » ou « Continuer » ne satisfait pas à cette exigence.

De même, le professionnel doit rappeler au consommateur, avant qu’il ne passe commande, les caractéristiques essentielles des biens ou services, leur prix et, le cas échéant, la durée du contrat.

Quelles sont les sanctions en cas de non-respect des obligations d’acceptation de moyens de paiement ?

Les sanctions pour non-respect des obligations relatives aux moyens de paiement varient selon le manquement : 150 euros pour un refus injustifié d’espèces, 3 000 à 15 000 euros pour un refus non affiché, jusqu’à 375 000 euros pour une surfacturation liée au mode de règlement, et trois ans d’emprisonnement en cas de refus discriminatoire.

Voici les différentes sanctions en cas de non-respect :

  • Refus injustifié d’un paiement en espèces
    L’article R642-3 du Code pénal prévoit une amende de 150 euros. Elle s’applique dès lors que le refus ne relève d’aucune des exceptions admises, quelle que soit la justification commerciale invoquée.
  • Refus d’un moyen de paiement sans information par voie d’affichage
    L’article L131-5 du Code de la consommation prévoit une amende de 3 000 euros pour une personne physique et 15 000 euros pour une personne morale. Attention, cette sanction porte bien sur le défaut d’information, et non sur le refus en lui-même.
  • Surfacturation en fonction du moyen de paiement
    La surfacturation des clients en fonction de leur moyen de paiement entraîne une amende de 75 000 € pour les personnes physiques et de 375 000 € pour les personnes morales.
  • Sélection discriminatoire des clients
    Les articles 225-1 à 225-4 du Code pénal prévoient trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende lorsque le refus du moyen de paiement repose sur un critère prohibé, tel que le lieu de résidence ou l’âge du client.
  • Fractionnement abusif des règlements par chèques :
    l’article R163-1 du code monétaire et financier sanctionne le professionnel qui exige ou provoque, pour une dette supérieure à 15 euros, la remise d’un ou plusieurs chèques d’un montant inférieur ou égal à 15 euros

Pourquoi accepter différents moyens de paiement ?

Accepter plusieurs moyens de paiement augmente vos ventes et réduit les ventes manquées Une offre diversifiée améliore en effet le taux de conversion, élargit la clientèle potentielle en s’adaptant aux habitudes de consommation, limite le risque d’interruption d’encaissement et sécurise la trésorerie.

Limiter la friction et l’abandon de panier

L’étape de paiement est le dernier point de friction avant la finalisation de la commande. L’absence d’un moyen de paiement peut transformer une vente acquise en abandon, alors que le coût d’acquisition, lui, a déjà été supporté. Proposer une variété de moyens de paiement permet de limiter la friction et d’éviter l’abandon de panier en fin de parcours.

Capter des usages en croissance rapide

Les Français utilisent de plus en plus de moyens de paiement innovants, comme le virement instantané ou le paiement mobile. Le paiement par carte via un appareil mobile, notamment, a progressé de 53,6 % en volume, atteignant 2,4 milliards d’opérations, à hauteur de 10 % des paiements totaux par carte et 15 % des paiements par carte de proximité. Parallèlement, les espèces restent importantes pour les Français, représentant encore 43 % des transactions en point de vente.

Pour un commerçant, s’adapter aux habitudes de paiement devient essentiel pour proposer les solutions réellement utilisées par les consommateurs.

Sécuriser la continuité d’activité

Un dispositif d’encaissement entièrement dépendant de la carte peut se retrouver bloqué en cas de panne de terminal, de coupure réseau ou d’incident chez le prestataire de paiement. Conserver une alternative opérationnelle, espèces ou virement, permet de continuer à encaisser en cas d’incident.

Réduire le risque d’impayé

Le virement instantané et le paiement par carte avec authentification forte offrent une sécurité d’encaissement supérieure à celle du chèque. Élargir l’éventail des moyens de paiement permet d’orienter les clients vers les moyens les plus sûrs sans avoir à refuser les autres.

Bonnes pratiques en matière d’acceptation de paiements

Pour éviter les litiges et fluidifier vos encaissements, voici plusieurs bonnes pratiques :

  • Affichez vos conditions de paiement là où le client les verra :
    en caisse, vous devez afficher une mention visible avant le passage au règlement. En ligne, les moyens acceptés doivent être indiqués avant l’entrée dans le tunnel de commande (et non à l’étape de paiement).
  • *Tenez vos conditions générales de vente à jour * :
    chaque ajout ou retrait d’un moyen de paiement doit être répercuté dans les conditions générales de vente. Un décalage fragilise votre position en cas de contestation.
  • *Demandez systématiquement une pièce d’identité pour un paiement par chèque * :
    l’article L131-15 du Code monétaire et financier impose à vos clients de justifier de leur identité par un document officiel portant une photographie.
  • *Équipez vos caisses d’un détecteur de faux billets * :
    un billet accepté puis identifié comme faux est une perte sèche. Un détecteur automatique coûte quelques dizaines d’euros et vous permet de vérifier les signes de sécurité en une seconde. Il vous donne aussi une base objective de refus, ce qui vous protège en cas de litige avec un client.
  • *Conservez systématiquement les confirmations de paiement pour les transactions importantes * :
    le ticket de caisse ou le relevé de transaction constituent votre pièce justificative en cas de contestation.
  • Maintenez un fonds de caisse suffisant :
    l’appoint incombe au client, mais l’impossibilité de rendre la monnaie est un motif de refus d’autant plus fragile qu’il est invoqué de façon répétée.
  • *Revoyez votre politique de paiement une fois par an * :
    les usages évoluent vite, les coûts d’encaissement se renégocient, et le cadre européen sur l’acceptation des espèces est appelé à se durcir.

Comment Stripe Payments peut vous aider

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FAQ sur le refus des moyens de paiement en France

Le contenu de cet article est fourni à des fins informatives et pédagogiques uniquement. Il ne saurait constituer un conseil juridique ou fiscal. Stripe ne garantit pas l'exactitude, l'exhaustivité, la pertinence, ni l'actualité des informations contenues dans cet article. Nous vous conseillons de solliciter l'avis d'un avocat compétent ou d'un comptable agréé dans le ou les territoires concernés pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.

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