Comment obtenir du financement pour les jeunes entreprises en Espagne

Payments

Acceptez des paiements en ligne, en personne et dans le monde entier, grâce à une solution de paiement adaptée à toutes les entreprises, des jeunes pousses aux multinationales.

En savoir plus 
  1. Introduction
  2. Points à retenir
  3. Principales voies de financement pour les jeunes entreprises en Espagne
    1. Autofinancement
    2. Financement familial
    3. Financement participatif
    4. Prêts bancaires et lignes de crédit de l’ICO
    5. Garanties publiques pour l’accès au crédit
    6. Subventions
    7. Accélérateurs
    8. Investisseurs privés
    9. Financement public
  4. Principaux canaux de financement public pour les jeunes entreprises en Espagne
    1. Instruments de financement européens
    2. Instruments de financement nationaux
    3. Instruments de financement régionaux
  5. Réglementation du financement des jeunes entreprises espagnoles
    1. Assouplissement des exigences relatives aux garanties bancaires
    2. Déductions fiscales
    3. Financement étranger
    4. Paiements échelonnés dans les marchés publics d’innovation
    5. Actions propres pour les régimes de rémunération
    6. Attribution d’actions au personnel
  6. Facteurs clés pour obtenir le financement d’une jeune entreprise en Espagne
    1. Faire partie d’un secteur très attrayant
    2. Lire attentivement les règles de chaque appel de candidatures
    3. Négocier les conditions
    4. Planifier à l’avance la vérification préalable
  7. FAQ sur le financement des jeunes entreprises en Espagne

Selon le rapport Écosystème technologique espagnol de 2026, environ 37,5 % des jeunes entreprises fondées chaque année obtiennent du financement. Autrement dit, près de six jeunes entreprises sur dix en Espagne ne parviennent pas à attirer des investisseurs et doivent se tourner vers d'autres voies, comme l'épargne personnelle, les prêts bancaires ou le financement public.

Bien qu'obtenir du financement puisse être difficile, cela devient beaucoup plus facile si vous comprenez l'écosystème de l'aide financière en Espagne et savez exactement quel instrument financier convient le mieux à votre jeune entreprise.

Dans cet article, nous expliquons comment attirer des investisseurs pour votre jeune entreprise et analysons les principales options offertes en Espagne pour faciliter son lancement, sa consolidation et sa croissance.

Points à retenir

  • L'obtention de financement privé lors des premières étapes d'une jeune entreprise a tendance à être plus difficile en raison du risque encouru par les investisseurs potentiels.
  • En Espagne, il existe divers types de financement pour les jeunes entreprises, tels que les prêts participatifs d'entités comme Enisa et les subventions d'organismes publics.
  • Les prêts participatifs constituent une option beaucoup plus attrayante pour les jeunes entreprises que le financement bancaire traditionnel, car les taux d'intérêt de ces prêts varient en fonction du rendement de l'entreprise.
  • La loi sur les jeunes entreprises réglemente divers mécanismes de financement, tels que la réduction des garanties requises pour les aides publiques et la mise en œuvre de paiements échelonnés dans les contrats de marchés publics d'innovation (MPI).

Principales voies de financement pour les jeunes entreprises en Espagne

En Espagne, les fondateurs de jeunes entreprises ont à leur disposition divers instruments financiers pour couvrir les coûts de création ou d'expansion. Par exemple, selon le Rapport 2025–2026 du Global Entrepreneurship Monitor (GEM) Espagne, 12 % du capital initial des entreprises créées par des entrepreneurs provient de banques ou d'institutions financières, tandis que 2 % provient d'investisseurs privés. Examinons les mécanismes de financement les plus courants pour une jeune entreprise :

Autofinancement

L'autofinancement (ou démarrage autonome) d'une jeune entreprise consiste à couvrir les dépenses à l'aide des économies personnelles des fondateurs et des revenus générés par l'entreprise. Bien que l'autofinancement soit souvent une ressource limitée, il est couramment utilisé lors des premières étapes d'une jeune entreprise, lorsque l'accès à d'autres types de financement n'est pas encore possible.

Contrairement aux autres méthodes de financement, l'autofinancement permet aux fondateurs de conserver le contrôle total de la jeune entreprise sans avoir à rendre de comptes à des tiers. De plus, si l'autofinancement donne des résultats positifs, il devient plus facile d'attirer de futurs investisseurs, qui voient d'un bon œil l'engagement des fondateurs et le potentiel du projet.

Financement familial

Lorsque l'autofinancement ne suffit pas, une autre façon de lever des capitaux pour une jeune entreprise consiste à se tourner vers les membres de sa famille, voire vers des amis. Cependant, le fait de compter sur sa famille et ses amis pour se financer peut mettre à rude épreuve les relations personnelles si le résultat est négatif, car les pertes financières créent souvent des tensions.

Financement participatif

Les plateformes de financement participatif en actions permettent aux jeunes entreprises d'obtenir un financement collectif de la part de multiples investisseurs. Cette voie de financement a été la clé du succès de certaines jeunes entreprises espagnoles, telles que Heura.

L'une des principales plateformes de financement participatif pour jeunes entreprises est Crowdcube, qui a conclu une entente avec Stripe afin d'offrir des avantages – tels que des crédits de traitement des paiements pour Stripe Payments – à certaines jeunes entreprises financées. Selon le Rapport 2025–2026 du GEM Espagne, 1 % du capital initial des entreprises provient du financement participatif.

Prêts bancaires et lignes de crédit de l'ICO

Dans les premières étapes, il est souvent très difficile pour une jeune entreprise d'obtenir un financement bancaire, surtout si le fondateur ne dispose pas de sûretés ou de garanties. Néanmoins, le financement bancaire est plus courant qu'on pourrait le croire : selon le Rapport 2025–2026 du GEM Espagne, 12 % du capital initial des nouvelles entreprises provient de banques ou d'institutions financières, et cette proportion augmente à mesure que l'entreprise établit un flux de revenus régulier.

Une partie de ce financement est acheminée par des lignes de crédit de l'Institut de crédit officiel (ICO). Le mécanisme de financement de l'ICO est particulier, car l'institut ne prête pas directement à l'entreprise ; le financement est plutôt demandé à une banque partenaire et émis par celle-ci, qui évalue le risque selon ses propres critères et décide d'accorder ou non le prêt. La ligne Entreprises et entrepreneurs de l'ICO couvre les investissements, les immobilisations et les besoins en liquidités, avec des durées allant de un à six ans et une période de grâce sur le capital pouvant aller jusqu'à un an.

Garanties publiques pour l'accès au crédit

Lorsque l'obstacle à l'obtention d'un financement bancaire n'est pas la viabilité du projet, mais plutôt le manque de garanties, les sociétés de cautionnement mutuel (SGR) peuvent être une bonne solution. Ces entités à but non lucratif, supervisées par la Banque d'Espagne, fournissent des garanties aux banques au nom des petites et moyennes entreprises (PME) et des jeunes entreprises. Bien qu'elles n'accordent pas de prêts directement, elles garantissent tout ou partie des transactions, offrant ainsi une couverture supplémentaire aux institutions financières.

De cette façon, une jeune entreprise peut accéder à un financement qu'une banque n'accorderait pas sans garantie, réduire les sûretés exigées ou améliorer les conditions et le taux d'intérêt.

Pour demander ces garanties publiques, vous devez devenir membre participant de la SGR concernée et assumer le coût de la garantie. Vous pouvez trouver la société de votre communauté autonome par l'intermédiaire de la Confédération espagnole des sociétés de cautionnement mutuel (CESGAR), qui regroupe les SGR de l'Espagne.

Il est important de rappeler que, bien qu'il s'agisse d'une garantie publique, elle ne transforme pas le prêt en subvention : si l'entreprise ne rembourse pas le montant dû et que la banque tient la SGR pour responsable, la SGR demandera alors à l'entreprise le remboursement du montant payé.

Subventions

En Espagne, il existe de nombreuses subventions pour les jeunes entreprises, destinées à la fois à leur phase de démarrage et de croissance. Par exemple, le programme Misión de l'Agence numérique andalouse ne favorise pas seulement la création et l'accélération d'entreprises dans la région grâce à des subventions pour le démarrage d'une entreprise en Andalousie, mais il accorde également des subventions pour financer les jeunes entreprises dans les domaines de la mobilité intelligente, de la logistique portuaire, de la technologie agricole et des jeux vidéo.

Nous vous recommandons d'utiliser le moteur de recherche d'aides et de mesures incitatives publiques de la Plataforma PYME pour trouver facilement les subventions les plus adaptées à votre situation.

Accélérateurs

Contrairement aux incubateurs, qui n'offrent généralement pas de financement direct, les accélérateurs fournissent souvent des capitaux pour accélérer les premières étapes des jeunes entreprises. De plus, les jeunes entreprises intègrent un réseau d'entrepreneurs et de mentors extrêmement bénéfique pour leur croissance à moyen et long terme.

L'Espagne compte plus de 300 accélérateurs, incubateurs et programmes d'accompagnement pour les jeunes entreprises.

Investisseurs privés

Les investisseurs privés exerçant leurs activités de manière professionnelle et spécialisée injectent des capitaux dans les jeunes entreprises. Dans de nombreux cas, leur contribution n'est pas uniquement financière ; elle consiste également à fournir des contacts et des conseils inestimables. Voici les principaux types d'investisseurs privés et leurs caractéristiques :

  • Investisseurs providentiels : Ces personnes, également connues sous le nom d'anges financiers, investissent généralement dans les premières phases des jeunes entreprises, qui sont celles qui comportent le plus de risques. Selon les données du Rapport 2025 sur les investisseurs providentiels, 55 % des investisseurs interrogés possédaient de trois à huit ans d'expérience en investissement. De plus, leurs contributions vont souvent au-delà du capital : 44 % d'entre eux ont prodigué des conseils stratégiques, et 29 % ont contribué à faciliter les relations avec les clients, les fournisseurs et de nouveaux marchés.
  • Capital-risque : Il s'agit de fonds qui financent des jeunes entreprises en échange de participations qu'ils espèrent revendre plus tard à un prix bien supérieur. Selon SpainCap, les sociétés privées nationales de capital-risque ont investi 368 millions d'euros répartis sur 390 investissements en 2024. Trois investissements sur quatre étaient inférieurs à 1 million d'euros, et 85 % d'entre eux étaient destinés à des entreprises en phase de démarrage.
  • Capital-risque d'entreprise : Les grandes entreprises investissent souvent dans des jeunes entreprises pour accéder à leurs technologies émergentes et générer des rendements financiers. Une étude du Centre commun de recherche de la Commission européenne a révélé que 62 % des 2 500 grandes entreprises axées sur la R&D analysées avaient investi dans des jeunes entreprises ou des entreprises en expansion au moins une fois entre 2000 et 2020. Les montants d'investissement varient considérablement ; l'un des exemples les plus marquants en Espagne, Wayra, l'unité de capital-risque d'entreprise de Telefónica, publie actuellement une fourchette d'investissement de 150 000 € à 5 millions d'euros pour les jeunes entreprises en phase d'amorçage et de croissance.
  • Bureaux de gestion de patrimoine : Il s'agit de structures dédiées à la gestion et à l'investissement du patrimoine d'une ou de plusieurs familles ; elles peuvent investir directement dans des entreprises ou indirectement par l'intermédiaire de fonds d'investissement. Les bureaux de gestion de patrimoine jouent un rôle important dans l'écosystème entrepreneurial de l'Espagne. Selon PwC Espagne, en moyenne, une jeune entreprise espagnole sur quatre est financée par un bureau de gestion de patrimoine.

Financement public

L'Administration générale de l'État et les communautés autonomes, en collaboration avec diverses entités publiques, accordent des financements aux jeunes entreprises afin de favoriser l'innovation et de générer des emplois qualifiés. Les fondateurs sont généralement tenus de cofinancer les projets, que ce soit par leurs propres contributions ou par la participation d'entités privées.

Principaux canaux de financement public pour les jeunes entreprises en Espagne

En Espagne, de nouvelles occasions de financement sont constamment annoncées, offrant un soutien inestimable aux fondateurs pour développer leurs projets professionnels. Voici un résumé des meilleures options de financement européennes, nationales et régionales afin que vous puissiez soumettre votre candidature pour celles qui répondent le mieux à vos besoins :

Instruments de financement européens

European Tech Champions Initiative

Le fonds European Tech Champions Initiative (ETCI) est un fonds conjoint impliquant la Banque européenne d'investissement (BEI) et les gouvernements de certains pays, dont l'Espagne, qui a contribué à hauteur de plus de 26 % du capital initial de l'ETCI par l'intermédiaire du fonds Fond-ICO Next Tech.

Les contributions sont allouées à des fonds de capital-risque d'au moins 1 milliard d'euros ; grâce à cette injection financière, ces fonds peuvent lancer d'importantes rondes de financement pour les entreprises en phase de croissance (c'est-à-dire les entreprises d'au moins 10 employés ayant enregistré une croissance minimale de 20 % de leurs effectifs ou de leurs revenus sur trois années consécutives).

Impact Shakers Ventures I

COFIDES est une entité publique espagnole qui injecte du capital dans le fonds européen Impact Shakers Ventures I, qui acquiert par la suite des participations dans de jeunes entreprises pour les financer. Il s'agit d'un financement de démarrage pour les jeunes entreprises, conçu pour répondre à leurs besoins financiers durant les phases de préamorçage et d'amorçage.

Instruments de financement nationaux

Prêts participatifs d'Enisa

Cette entité publique – qui relève du ministère de l'Industrie et du Tourisme – offre du financement pour des projets entrepreneuriaux afin de financer la création de jeunes entreprises et de PME, sans exigence d'ancienneté. Le montant minimal des prêts d'Enisa est de 25 000 €, tandis que le montant maximal est de 1,5 million d'euros ; cependant, pour y avoir droit, les capitaux propres de l'entreprise doivent être au moins égaux au montant demandé.

Peu importe le montant du prêt reçu, les taux d'intérêt varient en fonction du rendement financier de l'entreprise. De plus, contrairement à d'autres solutions, les prêts participatifs d'Enisa ne nécessitent pas de garantie supplémentaire. En 2025, Enisa a accordé 65,3 millions d'euros à des jeunes entreprises et à des PME innovantes.

Programme Innvierte

Le Centre pour le développement technologique et l'innovation (CDTI), par l'intermédiaire du programme Innvierte, agit comme un fonds de capital-risque – c'est-à-dire qu'il injecte des capitaux dans de jeunes entreprises en collaboration avec d'autres entités. Ce co-investissement est toujours réalisé avec des entités de capital-risque inscrites auprès de la Commission nationale du marché des valeurs (CNMV).

Contrairement à d'autres programmes de financement axés sur des phases précises du développement d'une jeune entreprise, Innvierte est conçu pour couvrir les dépenses à toutes les étapes de la croissance d'une jeune entreprise.

Next Tech

En 2021, Fond-ICO Next Tech a été créé pour allouer une partie de ses investissements à de jeunes entreprises du secteur des technologies. Actuellement, son activité principale consiste à apporter des contributions financières à divers fonds de capital-risque.

Instruments de financement régionaux

Aragon : prêts participatifs de la SODIAR

Si une partie du capital social d'une jeune entreprise est détenue par la Société pour le développement industriel de l'Aragon (SODIAR), cette entité peut donner accès à des prêts participatifs allant jusqu'à 10 % de ses fonds disponibles. Les prêts participatifs de la SODIAR comportent deux composantes d'intérêt :

  • Intérêt fixe : 2 % + taux interbancaire offert en euros (Euribor) à 12 mois (2,855 % en juillet 2026).
  • Intérêt variable : Un maximum de 8 %, variant en fonction de facteurs tels que le rendement de la jeune entreprise.

Cantabrie : programme Start Up Capital Cantabria

La Société pour le développement régional de la Cantabrie (SODERCAN) gère le programme Start Up Capital Cantabria, conçu pour financer de nouvelles jeunes entreprises dans la région avec des montants allant de 25 000 € à 250 000 €, selon le projet en cours de développement.

Le modèle de financement est innovateur et flexible : des prêts participatifs convertibles – c'est-à-dire des injections de capital qui peuvent être remboursées ultérieurement au moyen d'actions de l'entreprise.

Îles Canaries : fonds Fondo Canarias Financia 2

La Société pour le développement économique des îles Canaries (SODECAN) propose le fonds Canarias Financia 2, destiné aux jeunes entreprises basées dans les îles Canaries.

Pour tirer parti de cet instrument financier, la création de la jeune entreprise doit avoir eu lieu au cours des cinq dernières années. De plus, l'entreprise doit s'aligner sur les principaux objectifs de la stratégie de spécialisation intelligente des îles Canaries (comme la promotion de l'innovation et de la numérisation).

Un financement allant de 50 000 € à 500 000 € peut couvrir jusqu'à 85 % des dépenses admissibles. Dans tous les cas, le fondateur de la jeune entreprise est dispensé de rembourser une partie du prêt, allant de 10 % à 25 % de l'injection de capital.

Castille-La Manche : prêts STEP Castille-La Manche

Les prêts STEP (Plateforme technologies stratégiques pour l'Europe) Castille-La Manche aident à couvrir les dépenses auxquelles font habituellement face les jeunes entreprises technologiques. Plus précisément, cet instrument financier peut fournir un minimum de 200 000 € à la jeune entreprise, bien que dans certains cas, l'injection de capital puisse atteindre 5 millions d'euros.

En général, les prêts STEP Castille-La Manche couvrent 80 % des dépenses de la jeune entreprise. Pour y accéder, la jeune entreprise bénéficiaire n'est pas tenue d'être constituée sous la forme d'une société à responsabilité limitée (SL) ou d'une société anonyme (SA), bien qu'il soit recommandé d'adopter l'une de ces deux formes juridiques.

Catalogne : programme de co-investissement Startup Capital

En 2024, ACCIÓ (l'agence pour la croissance des entreprises de la Catalogne) a lancé le programme de co-investissement Startup Capital, destiné aux jeunes entreprises technologiques qui cherchent à résoudre des défis majeurs (couramment appelées « deep tech »). Ce programme de co-investissement finance les dépenses initiales, qui ont tendance à être très élevées pour les entreprises de ce type. Pour être admissibles, les jeunes entreprises doivent avoir obtenu une injection de capital provenant d'autres sources de financement pour jeunes entreprises au cours des six derniers mois.

Bien qu'aucun nouvel appel de candidatures pour 2026 n'ait encore été annoncé, ACCIÓ continue d'offrir des conseils spécialisés aux jeunes entreprises à la recherche d'options de financement.

Communauté de Madrid : programme Soy Startup

Les jeunes entreprises basées à Madrid qui sont en cours de création ou de consolidation peuvent accéder au programme Soy Startup d'Avalmadrid, qui facilite l'accès au financement. À cette fin, il propose trois lignes de crédit et agit comme garant lorsque le fondateur demande d'autres aides financières.

Communauté forale de Navarre : programme Start Up Capital Navarra

Le programme Start Up Capital Navarra, géré par la Société de développement de la Navarre (Sodena), est conçu pour les jeunes entreprises nouvellement créées présentant un potentiel de croissance important et créatrices d'emplois de qualité dans la Communauté forale de Navarre. Pour obtenir un financement, le projet doit être novateur ou clairement différencié de la concurrence.

Habituellement, Sodena injecte un capital allant de 100 000 € à 500 000 €, bien que cette limite puisse être dépassée dans les cas où un financement plus élevé est justifié – par exemple lors de la réception d'une demande d'une jeune entreprise ayant un projet stratégique très prometteur.

Pays basque : Aurrera

Les jeunes entreprises du Pays basque en activité depuis moins de trois ans peuvent faire une demande de financement Aurrera. Bien que ce type de financement soit habituellement limité aux jeunes entreprises technologiques, ce programme de financement est également ouvert aux projets dans les secteurs traditionnels.

Les exigences pour accéder au financement consistent à créer au moins trois emplois au cours de la première période de trois ans et à obtenir l'appui de l'activité commerciale de la jeune entreprise de la part d'un incubateur tel que BIC Bizkaia ou BIC Gipuzkoa.

Lors du précédent cycle de candidatures d'Aurrera, 42 injections de capitaux totalisant 4,7 millions d'euros ont été réalisées dans de jeunes entreprises du Pays basque.

Principauté des Asturies : fonds Asturias Startup Fund

Le fonds Asturias Startup Fund accorde des prêts participatifs convertibles aux jeunes entreprises asturiennes et aux entreprises prévoyant de s'établir dans la principauté à l'avenir, à condition qu'elles contribuent à au moins 25 % de l'investissement par l'intermédiaire de capitaux privés. En d'autres termes, la priorité est donnée au cofinancement – une approche qui, dans ce cas, n'entraîne ni garantie ni frais. Le fonds Asturias Startup Fund est divisé en deux phases selon le stade de développement du projet entrepreneurial :

  • Phase I : Destinée aux jeunes entreprises en phase d'amorçage ou de préamorçage, la Phase I permet d'accéder à un financement allant jusqu'à 100 000 €, remboursable sur une période de quatre à six ans. La composante d'intérêt fixe correspond à l'Euribor à 12 mois auquel s'ajoutent 3 % ou 4 %, tandis que la composante variable peut atteindre 3 % supplémentaires en fonction du rendement de l'entreprise.
  • Phase II : Destinée aux jeunes entreprises en phase de croissance ou d'expansion, le financement de la Phase II peut atteindre 200 000 €, avec une période de remboursement allant d'un minimum de cinq ans à un maximum de sept ans. Seulement 2 % ou 3 % sont ajoutés à l'Euribor, mais le taux d'intérêt variable maximal est de 4 % supplémentaires. Contrairement à la Phase I, ce financement exige la soumission d'un audit annuel.

Région de Murcie : programme Impulsa Startup

Impulsa Startup n'injecte pas directement de capital ; il vous aide plutôt à trouver des investisseurs pour votre jeune entreprise. À cette fin, il organise un programme de formation de groupe de 36 heures pour les entrepreneurs, en mettant particulièrement l'accent sur les personnes sans emploi.

Réglementation du financement des jeunes entreprises espagnoles

Le 23 décembre 2022, la Loi sur la promotion de l'écosystème des jeunes entreprises (également connue sous le nom de loi sur les jeunes entreprises) est entrée en vigueur, réglementant – entre autres aspects – les mécanismes de financement des jeunes entreprises espagnoles. Nous avons préparé un résumé des principales mesures incluses dans cette législation :

Assouplissement des exigences relatives aux garanties bancaires

Certaines formes d'aides publiques subordonnent l'octroi de fonds ou de paiements provisoires à la constitution de garanties – telles que des garanties bancaires – qui sont souvent très exigeantes. La loi sur les jeunes entreprises permet à une jeune entreprise de demander une réduction de la garantie exigée en échange d'une réduction proportionnelle du montant de l'aide ou du paiement de l'avance.

Par exemple, pour obtenir un financement d'une valeur de 50 000 €, une institution financière pourrait exiger d'une entreprise qu'elle fournisse une garantie bancaire couvrant 50 % du montant (25 000 €) ; cependant, l'entreprise en question n'est en mesure de fournir que 20 % de la garantie demandée (5 000 €). Dans ce scénario, le montant obtenu serait réduit dans la même proportion : 10 000 € au lieu des 50 000 € demandés initialement.

Pour être admissible à la réduction des garanties, la jeune entreprise doit être à jour dans ses obligations fiscales et de sécurité sociale pour les cinq derniers exercices financiers et ne doit faire l'objet d'aucune procédure de remboursement de subventions antérieures.

Déductions fiscales

Les avantages fiscaux, tels que les déductions, constituent un incitatif majeur pour les investisseurs. Par conséquent, lors de la recherche de financement pour votre jeune entreprise, il sera plus facile d'attirer des capitaux si vous rappelez aux investisseurs qu'ils peuvent déduire 50 % des sommes investies dans votre entreprise.

Cette déduction de l'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF) peut atteindre jusqu'à 50 000 € par année – sur la base d'un investissement maximal de 100 000 € – à condition que l'apport soit effectué au moment de la constitution ou lors d'une augmentation de capital dans les cinq années suivant la constitution ; ce délai est prolongé à sept ans si l'entreprise est certifiée comme jeune entreprise en vertu de la loi sur les jeunes entreprises.

De plus, pour bénéficier de cet avantage fiscal, les exigences suivantes doivent être respectées :

  • Limite de propriété : La participation de l'investisseur ne peut pas dépasser 40 % du capital social ou des droits de vote de l'entreprise ; ce pourcentage ne peut pas être dépassé, même s'il est combiné aux investissements du conjoint ou d'autres membres de la famille jusqu'au deuxième degré. Seuls les associés fondateurs de la jeune entreprise sont exemptés de cette limite.
  • Période de détention : Les actions doivent rester dans le portefeuille de l'investisseur pendant plus de trois ans et moins de 12 ans. Si l'investisseur vend ses actions avant la barre des trois ans, il perdra la déduction et devra procéder au réajustement fiscal correspondant.
  • Exigences relatives à l'entreprise : La jeune entreprise doit être constituée sous la forme d'une société anonyme (SA), d'une société à responsabilité limitée (SL) ou d'une version détenue par le personnel de l'une ou l'autre. De plus, l'entreprise ne peut pas être cotée sur un marché organisé et doit exercer une véritable activité économique en utilisant son propre personnel et ses propres ressources matérielles ; en particulier, son activité ne peut consister à gérer un portefeuille de biens meubles ou immeubles.
  • Certification : L'investisseur doit obtenir une certification émise par l'entreprise elle-même attestant de la conformité à ces exigences au cours de l'exercice financier pendant lequel les actions ont été acquises.

Il est important de noter que cette déduction fédérale est incompatible avec d'autres déductions que les différentes communautés autonomes pourraient appliquer aux mêmes montants investis. Nous vous recommandons de vérifier les conditions précises de chaque transaction avec un conseiller fiscal.

Financement étranger

La loi sur les jeunes entreprises élimine l'obligation d'obtenir un numéro d'identification d'étranger (NIE) pour les personnes étrangères souhaitant investir dans votre jeune entreprise espagnole. Au lieu de cela, les investisseurs qui ne sont pas des citoyens espagnols et qui ne résident pas en Espagne doivent demander par voie électronique un numéro d'identification fiscale (NIF).

L'Agence fiscale espagnole (AEAT) peut révoquer le NIF si la preuve de l'investissement dans une jeune entreprise n'est pas fournie dans les six mois suivant son attribution. Par ailleurs, si la partie effectuant l'investissement est une entité juridique (comme une entreprise étrangère), le représentant gérant le processus doit déjà posséder son propre NIF espagnol.

Paiements échelonnés dans les marchés publics d'innovation

Les marchés publics d'innovation (MPI) désignent le processus par lequel un organisme public commande des solutions qui n'existent pas encore sur le marché, plutôt que d'acheter un produit déjà offert. Cela constitue un point d'entrée naturel pour une jeune entreprise offrant une solution à un besoin non satisfait.

Les organismes publics doivent tenir compte des caractéristiques des jeunes entreprises lors de l'établissement des exigences d'admissibilité financières et techniques pour ces contrats – telles que des revenus minimaux ou une expérience préalable prouvée – afin de ne pas entraver leur participation.

De plus, lorsque l'exécution du contrat peut être divisée en phases, l'organisme public devrait effectuer des paiements partiels à la fin de chaque phase, plutôt que de payer le montant total à l'achèvement de l'ensemble du projet. Pour une jeune entreprise, cela réduit la nécessité de financer initialement un contrat public à l'aide de ses propres ressources.

Actions propres pour les régimes de rémunération

Toute jeune entreprise constituée sous la forme d'une SL peut acheter jusqu'à 20 % de son capital social pour l'attribuer à ses administrateurs, à son personnel ou à d'autres collaborateurs, à condition que l'objectif soit de mettre en œuvre un régime de rémunération. Pour ce faire, plusieurs conditions doivent être réunies :

  • Le système de rémunération doit être prévu dans les règlements de l'entreprise.
  • L'assemblée générale doit approuver le régime et déterminer le nombre maximal d'actions à attribuer pour chaque exercice financier, leur valeur de référence et la durée du régime.
  • Les actions acquises par l'entreprise doivent être entièrement payées par leurs titulaires.
  • L'achat ne peut pas être financé au moyen du capital social ou de réserves que l'entreprise n'est pas autorisée à distribuer.
  • L'autorisation accordée par l'assemblée générale expire après cinq ans ; si l'entreprise n'a pas acheté les actions dans ce délai, elle doit approuver une nouvelle résolution.

Attribution d'actions au personnel

Bien qu'il ne s'agisse pas d'une source directe de financement, les jeunes entreprises peuvent réduire leurs coûts salariaux en payant une partie de la rémunération du personnel sous forme de capitaux propres de l'entreprise. La loi sur les jeunes entreprises facilite l'attribution d'actions au personnel grâce aux mesures suivantes :

  • Limite d'exonération fiscale : L'ancienne limite de 12 000 € a été relevée à 50 000 €, ce qui signifie qu'aucun impôt n'est payable sur les premiers 50 000 € de la valeur des actions reçues.
  • Taxation : La taxation sur le montant dépassant la limite de 50 000 € peut être reportée jusqu'à 10 ans. De plus, il est possible de reporter le paiement de l'impôt jusqu'à ce que les actions soient vendues ou commencent à être négociées en bourse.
  • Flexibilité : Des actions peuvent être attribuées au personnel sans exiger que toutes les transactions soient soumises aux mêmes conditions.

Facteurs clés pour obtenir le financement d'une jeune entreprise en Espagne

Le processus d'obtention de financement varie grandement en raison du vaste éventail d'instruments de financement offerts en Espagne. Par exemple, comprendre comment obtenir un financement par capital-risque peut s'avérer impératif pour une jeune entreprise : selon SpainCap, 408 jeunes entreprises espagnoles ont reçu un total de 1,1 milliard d'euros d'investissements en capital-risque en 2024.

Quelle que soit votre situation, certaines pratiques courantes facilitent l'accès à tous les types de financement pour les jeunes entreprises en Espagne :

Faire partie d'un secteur très attrayant

Les investisseurs effectuent des analyses pour s'assurer qu'une jeune entreprise connaîtra du succès et générera un bon rendement. À cet égard, l'une des clés pour obtenir du financement consiste simplement à exercer ses activités dans un secteur innovant, axé sur la technologie et très en demande.

Selon les données communiquées par l'Office national de l'entrepreneuriat (ONE) de l'Espagne, les jeunes entreprises du secteur des voyages ont reçu le volume d'investissement le plus élevé en 2025, surpassant les secteurs de la technologie financière et des technologies de la santé pour la première fois depuis plusieurs années.

Lire attentivement les règles de chaque appel de candidatures

Bien que de nombreux programmes de financement partagent des exigences similaires – et fournissent même des montants de capital comparables aux jeunes entreprises –, les conditions juridiques (telles que les modalités de remboursement de l'injection de capital) varient considérablement.

La sixième disposition additionnelle de la Loi générale sur les subventions établit que les prêts sans intérêt ou les prêts dont les taux d'intérêt sont inférieurs à ceux du marché – tels que les prêts participatifs d'Enisa – sont régis par leurs propres règlements. Par conséquent, il est nécessaire de lire attentivement les conditions de tous les appels de candidatures pour éviter d'accepter des conditions qui ne sont pas avantageuses pour votre jeune entreprise.

Négocier les conditions

Il est parfois difficile de trouver un équilibre entre les intérêts de la jeune entreprise et les incitations de l'investisseur. Pour cette raison, il est important de négocier des conditions qui sont attrayantes pour les deux parties, en particulier à moyen et à long terme. Si l'accord entraîne une perte de contrôle excessive de l'entreprise, il est conseillé à la jeune entreprise de renoncer à l'entente et d'opter plutôt pour un autre instrument de financement.

Planifier à l'avance la vérification préalable

Il est courant que le financement soit suspendu jusqu'à ce que la vérification préalable soit terminée. Par conséquent, il est important que le fondateur de la jeune entreprise anticipe ce processus afin de pouvoir l'accélérer, si possible, et obtenir l'injection de capital sans délai.

Pour bien se préparer à la vérification préalable, il est conseillé de préparer des rapports financiers exacts et transparents, ainsi qu'une analyse de marché, afin que les institutions financières puissent vérifier les données concernant l'évolutivité et les avantages concurrentiels de la jeune entreprise.

FAQ sur le financement des jeunes entreprises en Espagne

Le contenu de cet article est fourni uniquement à des fins informatives et pédagogiques. Il ne saurait constituer un conseil juridique ou fiscal. Stripe ne garantit pas l'exactitude, l'exhaustivité, la pertinence, ni l'actualité des informations contenues dans cet article. Nous vous conseillons de consulter un avocat compétent ou un comptable agréé dans le ou les territoires concernés pour obtenir des conseils adaptés à votre situation particulière.

Plus d'articles

  • Un problème est survenu. Veuillez réessayer ou contacter le service d’assistance.

Envie de vous lancer ?

Créez un compte et commencez à accepter des paiements rapidement, sans avoir à signer de contrat ni à fournir vos coordonnées bancaires. N'hésitez pas à nous contacter pour discuter de solutions personnalisées pour votre entreprise.
Payments

Payments

Acceptez des paiements en ligne, en personne et dans le monde entier, grâce à une solution de paiement adaptée à toutes les entreprises.

Documentation Payments

Trouvez un guide qui vous aidera à intégrer les API de paiement de Stripe.