La fiscalité des travailleurs indépendants en Australie expliquée : ABN, TPS et erreurs courantes

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En savoir plus 
  1. Introduction
  2. De quels impôts les travailleurs indépendants doivent-ils s’acquitter en Australie ?
    1. Impôt sur le revenu
    2. TPS
  3. Quand les travailleurs indépendants doivent-ils demander un numéro d’entreprise australien (ABN) ?
    1. Comment demander un ABN ?
  4. Comment les travailleurs indépendants peuvent-ils savoir s’ils doivent s’immatriculer à la TPS ?
    1. Faut-il s’immatriculer volontairement ?
  5. Quelles sont les erreurs fiscales courantes commises par les travailleurs indépendants, et comment les éviter ?
    1. Tenir une comptabilité insuffisante
    2. Manquer des échéances de déclaration
    3. Surdéclarer des déductions
    4. Ignorer les obligations TPS
    5. Ne pas mettre de côté l’argent destiné aux impôts
    6. Ne pas solliciter de conseils professionnels

Le travail indépendant offre une grande flexibilité, mais il implique aussi d’assumer pleinement les responsabilités liées à la gestion d’une entreprise — y compris la fiscalité. Pour les travailleurs indépendants en Australie, cela signifie gérer l’impôt sur le revenu, suivre les déductions et rester attentif aux seuils de la taxe sur les produits et services (TPS). Vous trouverez ci-dessous un guide détaillé expliquant le fonctionnement de la fiscalité des travailleurs indépendants en Australie et les bonnes pratiques pour rester en conformité.

Sommaire

  • De quels impôts les travailleurs indépendants doivent-ils s’acquitter en Australie ?
  • Quand les travailleurs indépendants doivent-ils demander un numéro d’entreprise australien (ABN) ?
  • Comment les travailleurs indépendants peuvent-ils savoir s’ils doivent s’immatriculer à la TPS ?
  • Quelles sont les erreurs fiscales courantes commises par les travailleurs indépendants, et comment les éviter ?

De quels impôts les travailleurs indépendants doivent-ils s’acquitter en Australie ?

En Australie, les principaux impôts dont les travailleurs indépendants doivent s’acquitter sont l’impôt sur le revenu et la TPS. Voici un aperçu plus détaillé de chacun d’eux.

Impôt sur le revenu

Vos revenus issus de votre activité indépendante sont considérés comme des revenus professionnels et sont imposés après déduction des dépenses éligibles. Contrairement aux salariés, aucun impôt n’est prélevé à la source sur vos paiements : vous devez donc en provisionner le montant vous-même.

Si vous devez 1 000 dollars australiens (AUD) ou plus d’impôt, l’Australian Taxation Office (ATO) vous placera automatiquement dans un régime d’acomptes PAYG (Pay As You Go). Ces paiements trimestriels répartissent votre charge fiscale sur l’année et vous aident à éviter les mauvaises surprises au moment des échéances fiscales.

TPS

Si vous percevez 75 000 AUD ou plus sur une période de 12 mois glissants grâce à votre activité indépendante, vous êtes tenu de vous immatriculer à la TPS. Une fois immatriculé, vous devrez ajouter 10 % de TPS à vos factures, déposer des déclarations BAS et reverser à l’ATO la TPS collectée. Vous pouvez également récupérer des crédits de TPS sur vos achats professionnels éligibles.

Quand les travailleurs indépendants doivent-ils demander un numéro d’entreprise australien (ABN) ?

Dès que votre activité de travailleur indépendant dépasse le cadre d’un simple loisir — parce qu’elle devient régulière, structurée ou menée avec l’intention de générer un bénéfice — l’ATO vous considère comme une entreprise. Cela signifie que vous devez disposer d’un numéro d’entreprise australien (ABN).

Vous devez demander un ABN dès que vous :

  • Générez des revenus grâce à votre activité indépendante, et pas uniquement pour couvrir vos coûts

  • Faites la promotion de vos services professionnels

  • Émettez des factures à vos clients

  • Prévoyez de réinvestir dans votre entreprise

L’obtention d’un ABN est une étape fondatrice : elle influence la manière dont vous êtes payé, vos interactions avec les clients et le respect de vos obligations fiscales. C’est aussi un signal — pour vos clients, pour l’ATO et pour vous-même — que vous exercez en tant qu’entreprise.

L’absence d’ABN peut poser problème lorsque vous facturez des clients. Si vous émettez une facture à destination d’une entreprise pour des biens ou des services d’un montant supérieur à 75 AUD (hors TPS) sans indiquer d’ABN, votre client est généralement tenu de retenir une partie de l’impôt sur le paiement et de la reverser à l’ATO. Cette retenue s’applique par défaut au taux d’imposition le plus élevé, ce qui peut vous conduire à percevoir moins que le montant réellement dû.

Si vous exercez une activité indépendante de manière régulière, l’absence d’ABN complique le paiement de vos prestations, le fonctionnement de votre activité et le respect de vos obligations réglementaires.

Comment demander un ABN ?

La demande d’un ABN est gratuite et peut être effectuée entièrement en ligne via le Registre des entreprises australien. Vous devrez décrire la nature de vos activités professionnelles et fournir certaines informations complémentaires.

Une fois votre demande approuvée, votre ABN devient votre identifiant officiel d’entreprise. Vous l’utiliserez sur vos factures, vos formulaires fiscaux et vos déclarations BAS. Si vous utilisez un outil de facturation moderne comme Stripe Invoicing, vous pouvez enregistrer votre ABN et l’inclure automatiquement sur chaque facture envoyée. Cela réduit les erreurs manuelles et vous fait gagner du temps.

Comment les travailleurs indépendants peuvent-ils savoir s’ils doivent s’immatriculer à la TPS ?

Si votre activité de travailleur indépendant génère un chiffre d’affaires brut de 75 000 AUD ou plus, vous êtes tenu de vous immatriculer à la TPS dans un délai de 21 jours après avoir dépassé ce seuil.

Une fois immatriculé, vous devrez :

  • Ajouter 10 % de TPS à vos factures

  • Déposer une déclaration BAS, généralement trimestrielle

  • Reverser la TPS que vous avez collectée, déduction faite de la TPS payée sur les dépenses professionnelles éligibles

L’ATO attend de vous que vous suiviez de près vos revenus. Si vous dépassez le seuil et attendez plus de 21 jours pour vous immatriculer, vous resterez redevable de la TPS rétroactive sur toutes les factures émises à partir du moment où l’immatriculation aurait dû avoir lieu, même si vous ne l’avez pas facturée. Cela peut rapidement réduire votre marge bénéficiaire.

Le moyen le plus simple d’anticiper cette obligation consiste à suivre votre bénéfice cumulé. Utilisez votre logiciel de comptabilité ou votre plateforme de paiement pour surveiller votre total sur 12 mois glissants. Par exemple, si vous facturez via Stripe, vous pouvez consulter des données de revenus en temps réel dans le Dashboard Stripe. Une fois immatriculé, Stripe peut également appliquer automatiquement la TPS à vos factures.

Il existe quelques exceptions au seuil de 75 000 AUD, notamment les suivantes :

  • Si vous proposez des services de taxi ou de VTC (y compris via des plateformes comme Uber), vous devez vous immatriculer à la TPS dès le premier dollar perçu.

  • Les organismes à but non lucratif peuvent attendre d’atteindre 150 000 AUD de revenus avant de s’immatriculer à la TPS.

Faut-il s’immatriculer volontairement ?

Si vos revenus sont inférieurs à 75 000 AUD, vous n’êtes pas tenu de vous immatriculer. Vous pouvez toutefois choisir de le faire. L’immatriculation volontaire vous permet de récupérer des crédits de TPS sur vos dépenses professionnelles, ce qui peut être avantageux si vos coûts de démarrage sont élevés ou si vous travaillez avec des fournisseurs immatriculés à la TPS.

L’immatriculation implique également que vous devrez facturer la TPS à vos clients, ce qui peut rendre votre tarification moins compétitive si vous travaillez avec des clients particuliers. En revanche, si votre clientèle est principalement composée d’entreprises pouvant récupérer la TPS, l’ajout des 10 % ne posera généralement pas de problème.

Quelles sont les erreurs fiscales courantes commises par les travailleurs indépendants, et comment les éviter ?

Même les travailleurs indépendants expérimentés commettent des erreurs fiscales. La bonne nouvelle, c’est que la plupart d’entre elles peuvent être évitées en mettant en place quelques outils et processus simples. Voici les erreurs les plus fréquentes — et comment garder le cap.

Tenir une comptabilité insuffisante

Des reçus manquants, un suivi imprécis des dépenses et des transactions bancaires regroupées compliquent la déclaration de déductions légitimes — ou, pire encore, vous laissent mal préparé si l’ATO demande des justificatifs.

Utilisez un compte bancaire professionnel dédié et une plateforme de paiement pour séparer clairement les revenus et les dépenses, et stockez au fil de l’eau des copies numériques de vos reçus (scannés ou photographiés). Suivez également le kilométrage, le temps passé et tout autre journal d’utilisation nécessaire pour justifier vos déclarations. Stripe Payments enregistre automatiquement chaque paiement et chaque frais en un seul endroit, ce qui simplifie le rapprochement et la tenue des registres au moment des déclarations fiscales.

Manquer des échéances de déclaration

Les échéances des déclarations de revenus ou des déclarations BAS peuvent arriver plus vite que prévu, surtout si vous ne faites pas appel à un conseiller fiscal. L’ATO applique des pénalités pour dépôt tardif qui augmentent avec le temps, et les retards répétés peuvent entraîner une surveillance accrue.

Programmez des rappels dans votre calendrier en prévoyant une marge de sécurité. Si vous faites appel à un conseiller fiscal, inscrivez-vous auprès de lui dès le début de l’année afin de bénéficier de délais prolongés.

Surdéclarer des déductions

Il est courant de surestimer la part professionnelle de certaines dépenses partagées (par exemple, déclarer 100 % de votre facture de téléphone alors que seule la moitié est liée au travail). Cela peut constituer un signal d’alerte pour l’ATO.

Soyez honnête et réaliste quant à l’usage que vous faites des biens à usage mixte. Conservez de courts logs d’utilisation pour étayer vos estimations (par exemple, un relevé sur quatre semaines pour l’utilisation du téléphone ou d’Internet). Évitez les approximations : si vous ne pouvez pas justifier une déduction, ne la demandez pas.

Ignorer les obligations TPS

Certains travailleurs indépendants ne se rendent pas compte qu’ils dépassent le seuil de 75 000 AUD de revenus. Cela crée une dette envers l’ATO au titre de la TPS que vous auriez dû collecter, même si vous ne l’avez pas facturée.

Vérifiez chaque mois vos revenus annuels cumulés, immatriculez-vous à la TPS dès que vous prévoyez de dépasser le seuil et utilisez des outils de facturation qui vous aident à appliquer correctement la TPS.

Ne pas mettre de côté l’argent destiné aux impôts

En l’absence de retenue PAYG à la source, les travailleurs indépendants doivent mettre de côté eux-mêmes les sommes destinées à leurs impôts. À défaut, ils peuvent se retrouver en difficulté au moment de régler la note fiscale.

Traitez l’impôt comme un coût d’exploitation : pour chaque facture réglée, mettez de côté une part des montants perçus sur un compte séparé. Ne touchez pas aux montants de TPS collectés — ils appartiennent à l’ATO. Appuyez-vous sur votre BAS trimestriel, votre comptable ou les deux pour estimer le montant d’impôt dû et éviter toute mauvaise surprise.

Ne pas solliciter de conseils professionnels

Tenter de gérer seul sa fiscalité dans des situations complexes — comme une activité exercée à l’international ou la combinaison de revenus salariés et indépendants — peut conduire à passer à côté de déductions possibles ou à commettre des erreurs coûteuses.

Lorsque votre situation devient plus complexe, faites appel à un conseiller fiscal agréé, considérez ses honoraires comme une dépense professionnelle déductible, et appuyez-vous sur ses conseils pour mettre en place de meilleurs systèmes à l’avenir.

Le contenu de cet article est fourni à des fins informatives et pédagogiques uniquement. Il ne saurait constituer un conseil juridique ou fiscal. Stripe ne garantit pas l'exactitude, l'exhaustivité, la pertinence, ni l'actualité des informations contenues dans cet article. Nous vous conseillons de solliciter l'avis d'un avocat compétent ou d'un comptable agréé dans le ou les territoires concernés pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.

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