Gestion du risque de fraude : comment évaluer, atténuer et surveiller votre exposition

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Luttez contre la fraude grâce à la puissance du réseau Stripe.

En savoir plus 
  1. Introduction
  2. En quoi consiste la gestion des risques de fraude ?
  3. Comment fonctionne la gestion du risque de fraude ?
    1. Identification du risque de fraude
    2. Évaluation du risque de fraude
    3. Atténuation du risque de fraude
    4. Surveillance et vérification continues
  4. Comment évaluer le risque de fraude ?
  5. Quels risques de fraude importent le plus pour l’e-commerce et les plateformes financières ?
    1. Fraude sur les transactions sans présentation de la carte (CNP)
    2. Fraude par prise de contrôle de compte
    3. Fraude amicale
    4. Abus de politique
  6. Quel est le lien entre un cadre de gestion du risque de fraude et les outils que vous utilisez au quotidien ?
  7. Comment élaborer une politique de gestion du risque de fraude pour votre entreprise ?
  8. Comment Stripe Radar peut-il vous aider ?

La fraude coûte aux entreprises plus que de simples pertes de marchandises. En fait, chaque dollar de fraude aux paiements dans les services financiers américains coûte en moyenne 5,75 $. Les coûts se cumulent : les rétrofacturations érodent les marges et les enquêtes pour fraude mobilisent du temps de travail du personnel. Les frais généraux liés à la gestion des fraudes peuvent limiter gravement la croissance. Un cadre de gestion du risque de fraude vous donne un moyen structuré de minimiser ces coûts. Il vous permet de comprendre votre exposition, de hiérarchiser les risques les plus importants et de mettre en œuvre des contrôles fiables à mesure que les mécanismes d’attaque changent.

Nous vous expliquons ci-après ce qu’est la gestion du risque de fraude, comment ce cycle en quatre phases fonctionne dans la pratique, et comment élaborer un cadre adapté à votre entreprise.

Points clés

  • La gestion du risque de fraude suit généralement un cycle d’identification, d’évaluation, d’atténuation et de surveillance continue.

  • Les types de fraude qui ont tendance à frapper le plus durement les entreprises en ligne (la fraude sans présentation de carte bancaire(CNP), la prise de contrôle de compte et la fraude amicale) exploitent les lacunes laissées par les transactions numériques à distance.

  • Une politique de gestion du risque de fraude ne fonctionne que si elle inclut une responsabilité explicite, un énoncé en matière d’appétence pour le risque défini et une fréquence de vérification intégrée dès le départ.

En quoi consiste la gestion des risques de fraude ?

La gestion des risques de fraude est le processus consistant à identifier, évaluer et traiter les différentes façons dont votre entreprise pourrait être exploitée à des fins d’enrichissement financier. Elle se distingue de la gestion générale des risques sur un point essentiel : la fraude implique une intention délibérée. Il s’agit de se prémunir contre les agissements de personnes qui tentent activement de contourner vos contrôles.

Comment fonctionne la gestion du risque de fraude ?

Le cycle de gestion du risque de fraude comprend quatre phases : identification, évaluation, atténuation et surveillance continue. Chacune s’appuie sur la précédente.

Identification du risque de fraude

Commencez par votre surface d’attaque : à quoi ressemble votre flux de transactions, à quels stades il implique une intervention humaine et à quels stades il est automatisé. Les entreprises ayant des volumes de transactions CNP élevés sont confrontées à des vecteurs d’attaque différents par rapport à celles qui acceptent les paiements en personne. Les données historiques sur les fraudes constituent un point de départ, mais elles ne vous renseignent que sur les fraudes auxquelles vous avez déjà été confronté. L’analyse des schémas et la cartographie du business model permettent de révéler les vulnérabilités avant qu’elles ne soient exploitées.

Évaluation du risque de fraude

Tous les risques de fraude ne se valent pas, vous ne pouvez donc pas les traiter de la même manière. Évaluez chaque risque selon deux axes : probabilité et impact. La probabilité reflète la fréquence à laquelle un type de fraude se produit dans des entreprises comme la vôtre. Par exemple, la fraude CNP est courante dans l’e-commerce, tandis que la fraude de première partie est plus fréquente dans les produits d’abonnement et de prêt. L’impact couvre la perte financière, les frais de rétrofacturation, les coûts de rectification et la dégradation de l’expérience client. Les risques à forte probabilité et à fort impact doivent faire l’objet d’une attention immédiate et de contrôles dédiés.

Atténuation du risque de fraude

L’atténuation consiste à traduire votre évaluation en contrôles déployés sur trois niveaux. Les contrôles préventifs empêchent la fraude avant qu’elle ne se produise. Les contrôles de détection détectent la fraude en cours ou peu de temps après. Les procédures de réponse définissent ce qui se passe une fois la fraude confirmée, comme la suspension de compte, la collecte de preuves pour les litiges et la remontée vers les forces de l’ordre, si cela est justifié. Si vous vous appuyer uniquement sur la prévention, vous risquez d’être pris au dépourvu en cas d’apparition d’un nouveau vecteur d'attaque.

Surveillance et vérification continues

Les mécanismes de fraude évoluent et les contrôles qui fonctionnaient six mois auparavant peuvent ne plus fonctionner aujourd’hui. Les acteurs frauduleux partagent des techniques, les nouvelles fonctionnalités des produits créent de nouvelles vulnérabilités et les vecteurs d’attaque évoluent plus rapidement que ne le permettent les cycles de vérification annuels. Des vérifications trimestrielles constituent une base de référence raisonnable, avec des vérifications ad hoc déclenchées par des changements majeurs dans les taux de rétrofacturation, de nouveaux lancements de produits ou des incidents de fraude confirmés.

Comment évaluer le risque de fraude ?

Une évaluation du risque de fraude est un audit structuré de votre exposition. Voici les étapes à suivre :

  • Définissez votre champ d'action : décidez si vous évaluez l’ensemble de votre entreprise, une gamme de produits spécifique ou un type de transaction particulier. Le champ d’action détermine ce que vous incluez dans votre inventaire d’actifs et les personnes qui doivent être impliquées.

  • Établissez une cartographie des transactions : documentez chaque point de votre flux de transactions où une fraude pourrait se produire. Dans une entreprise e-commerce, cela comprend le paiement, la création de comptes, le stockage de moyens de paiement, les remboursements et les litiges. Chacun d’eux est une surface d’attaque potentielle.

  • Identifiez des scénarios de fraude : à chaque point de contact, demandez-vous ce qu’un acteur frauduleux pourrait faire (par exemple, un test de cartes bancaires lors du paiement, une prise de contrôle de compte lors de la connexion, une fraude amicale à l’étape du litige) et ce qu’il y gagnerait. Un scénario précis permet d’évaluer et d’atténuer le risque plus facilement.

  • Évaluez la probabilité et l’impact : utilisez les données historiques, les références du secteur et les commentaires de votre prestataire de paiement. Les scores de probabilité doivent refléter votre volume de transactions réel et le profil de vos clients, et non des moyennes génériques du secteur. Les scores d’impact doivent prendre en compte les pertes financières directes, les frais de rétrofacturation, les coûts de rectification et la dégradation de l’expérience client.

  • Définissez des priorités et attribuez la responsabilité : les risques hautement prioritaires nécessitent qu’une personne ou une équipe spécifique assume la responsabilité du contrôle. Sans responsable, les contrôles ne sont pas mis en œuvre et les vérifications n’ont pas lieu.

  • Documentez et fixez une date de vérification : le résultat d’une évaluation du risque de fraude est un document évolutif qui doit, dès le départ, être assorti d’une fréquence de vérification définie.

Quels risques de fraude importent le plus pour l’e-commerce et les plateformes financières ?

Les types de fraude qui frappent généralement le plus les entreprises en ligne exploitent tous l’absence de vérification physique. Ils incluent les éléments suivants :

Fraude sur les transactions sans présentation de la carte (CNP)

La fraude CNP se produit lorsque des identifiants de carte bancaire volés ou compromis sont utilisés pour effectuer des achats sur un canal où la carte bancaire n’est pas physiquement présente : paiements en ligne, commandes par téléphone, facturation récurrente et achats intégrés à l’application. La carte bancaire elle-même ne change jamais de mains, ce qui rend la fraude difficile à détecter en l’absence de plusieurs niveaux de vérification. Les taux de fraude CNP ont tendance à culminer après d’importantes violations de données, lorsque de nouveaux ensembles d’identifiants font leur apparition sur les marketplaces du dark web.

Fraude par prise de contrôle de compte

Le bourrage d’identifiants (attaques automatisées qui testent des combinaisons de noms d’utilisateur et de mots de passe volés sur de nombreux sites) est peu coûteux à exécuter, ce qui a fait de la fraude par prise de contrôle de compte une menace courante. Des acteurs frauduleux utilisent des combinaisons de noms d’utilisateur et de mots de passe ayant fuité pour accéder aux comptes clients, puis modifier les adresses de livraison, ajouter de nouveaux moyens de paiement ou vider la valeur sauvegardée. Ce type de fraude est particulièrement dommageable car il érode la confiance des clients, même lorsque l’entreprise réagit correctement.

Fraude amicale

La fraude amicale, également appelée « fraude à la rétrofacturation » (et parfois regroupée dans la catégorie plus large de la fraude de première partie), se produit lorsqu’un titulaire de carte légitime effectue un achat, puis conteste le paiement auprès de sa banque. Il affirme n’avoir jamais reçu la marchandise ou ne pas avoir autorisé la transaction. Des taux de litige supérieurs à environ 1 % du volume de transactions constituent un signe d’alerte courant, bien que les seuils varient selon le prestataire de paiement et la catégorie d’entreprise.

Abus de politique

À mi-chemin entre la fraude et le comportement légitime des clients, l’abus de politique couvre la fraude au remboursement, le cumul de codes promotionnels et l’abus de parrainage. Ce n’est pas toujours l’œuvre de criminels organisés. Parfois, ce sont des clients ordinaires qui exploitent des failles dans vos politiques. L’impact financier est réel dans les deux cas, et les contrôles pertinents recoupent la prévention de la fraude aux paiements.

Quel est le lien entre un cadre de gestion du risque de fraude et les outils que vous utilisez au quotidien ?

Un cadre de gestion du risque de fraude sans exécution est purement documentaire. La transition entre la stratégie et la prévention de la fraude au quotidien se fait par le biais de trois catégories d’outils :

  • Moteurs de règles : il s’agit de contrôles basés sur la logique qui vous permettent de bloquer les transactions d’une certaine valeur provenant de nouveaux comptes, de signaler les commandes pour lesquelles les pays de facturation et d’expédition ne correspondent pas, ou d’exiger une vérification supplémentaire pour les catégories de produits à haut risque. Les règles sont rapides et transparentes, mais statiques. Les fraudes sophistiquées s’adaptent rapidement aux règles connues, c’est pourquoi les systèmes basés uniquement sur des règles ne suffisent pas.

  • Modèles de machine learning : ils analysent les transactions par rapport à des ensembles de fonctionnalités beaucoup plus importants que ce qu’un moteur de règles pourrait gérer manuellement. Un modèle bien entraîné peut peser des centaines de variables simultanément et générer un score de risque en quelques millisecondes. Le revers de la médaille, c’est le manque de transparence, car les modèles de machine learning ne vous donnent pas toujours d’explication claire sur les raisons pour lesquelles une transaction a été jugée suspecte, ce qui peut compliquer la résolution des litiges et le service client.

  • Systèmes de surveillance et d’alerte : ils bouclent la boucle. Les dashboards en temps réel, les intégrations d’alertes de rétrofacturation et les reportings automatisés vous informent dès qu’un changement survient. Sans surveillance, vous ne pourrez pas repérer les vulnérabilités entre les cycles de vérification.

Stripe Radar réunit les trois niveaux au sein de l’infrastructure de paiement de Stripe. Le modèle de machine learning de Radar est entraîné sur les données de transaction de l’ensemble du réseau Stripe, ce qui signifie qu’il bénéficie de signaux que votre entreprise seule ne pourrait pas générer. Vous pouvez superposer vos propres règles personnalisées et exiger 3D Secure pour certains types de transactions ou ajouter de la complexité pour les commandes qui correspondent à des mécanismes de fraude connus. L’intelligence au niveau du réseau et les règles spécifiques à l’entreprise fonctionnent ensemble plutôt que séparément.

Comment élaborer une politique de gestion du risque de fraude pour votre entreprise ?

Une politique de gestion du risque de fraude formalise votre cadre. Elle définit ce que vous protégez, qui est responsable de sa protection et ce qui se passe en cas de problème.

Voici un guide pas-à-pas de la façon de créer cette politique :

  • Définissez le périmètre et les objectifs de la politique : soyez précis. « Rester en dessous des seuils de fraude et de litige standards du secteur » est un objectif utile. « Réduire la fraude » ne l’est pas.

  • Élaborez un énoncé en matière d’appétence pour le risque explicite : cela aide votre équipe à prendre des décisions cohérentes. « Nous acceptons un taux de fraude d’au plus 0,1 % sur les transactions par carte bancaire avant de renforcer les contrôles » est une déclaration claire. « Nous prenons la fraude au sérieux » ne l’est pas.

  • Énumérez les contrôles spécifiques que vous avez mis en œuvre : indiquez ce qu’ils sont censés prévenir et qui en a la responsabilité.La liste n’est pas nécessairement exhaustive, mais elle doit être suffisamment précise pour qu’un nouveau membre de l’équipe puisse comprendre votre posture en matière de prévention en la lisant.

  • Établissez des procédures d’escalade : définissez ce qui déclenche une escalade, qui est informé lorsque les seuils de fraude sont dépassés et quel est le délai de réponse pour les incidents confirmés. Ces procédures sont primordiales lorsque les événements s’accélèrent et qu’il n’y a pas le temps d’apprendre le processus à partir de zéro.

  • Définissez votre fréquence de vérification : à quel moment la politique est-elle vérifiée et qu’est-ce qui déclenche une vérification hors cycle ? Définissez cela dès le départ, sinon cela risque de ne pas se produire.

Comment Stripe Radar peut-il vous aider ?

Stripe Radar s’appuie sur des modèles d’IA entraînés à partir des données issues du réseau mondial de Stripe pour détecter et prévenir la fraude. Il met continuellement à jour ces modèles pour tenir compte des dernières tendances en matière de fraude, et protège ainsi votre entreprise à mesure que la fraude évolue.

Stripe propose également Radar for Fraud Teams, qui permet aux utilisateurs d’ajouter des règles personnalisées pour faire face aux scénarios de fraude propres à leurs activités et d’accéder à des analyses avancées en la matière.

Radar peut aider votre entreprise à :

  • Prévenir les pertes dues à la fraude : Stripe traite plus de 1 000 milliards de paiements chaque année. À ce niveau d’échelle, Radar peut détecter et prévenir la fraude avec une précision inégalée, ce qui vous permet de limiter les pertes financières.

  • Augmenter les revenus : les modèles d’IA de Radar sont notamment entraînés avec des données réelles, provenant de litiges, d’informations clients ou encore de la navigation. Ils permettent à Radar d’identifier les transactions à risque tout en réduisant le nombre de faux positifs, augmentant ainsi vos revenus.

  • Gagner du temps : Radar est intégré à Stripe et ne nécessite aucune ligne de code pour être configuré. Vous pouvez suivre vos performances en matière de fraude, définir des règles et accéder aux analyses depuis une plateforme unique, pour plus d’efficacité.

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Le contenu de cet article est fourni à des fins informatives et pédagogiques uniquement. Il ne saurait constituer un conseil juridique ou fiscal. Stripe ne garantit pas l'exactitude, l'exhaustivité, la pertinence, ni l'actualité des informations contenues dans cet article. Nous vous conseillons de solliciter l'avis d'un avocat compétent ou d'un comptable agréé dans le ou les territoires concernés pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.

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