L'open banking permet aux prestataires de services financiers tiers d'accéder aux données des clients auprès des banques et autres institutions financières. Les clients contrôlent qui peut accéder à leurs informations et doivent accepter de partager leurs données avec des tiers. Ces données partagées, accessibles via des interfaces de programmation d'application (API), stimulent l'innovation et la concurrence dans le secteur de la finance, permettant l'essor de la fintech et de nouveaux services financiers. La valeur totale des transactions des paiements mondiaux par open banking devrait passer de près de 40 milliards de dollars en 2025 à 288 milliards de dollars d'ici 2033.
Un open banking sûr et conforme repose sur une base de sécurité qui protège les données financières sensibles partagées entre les entités. Nous vous expliquons ci-dessous comment fonctionne l'open banking et comment les données des clients sont sécurisées, y compris la sécurité des API et les stratégies d'identification et de protection.
L’essentiel à retenir
l'open banking moderne s'appuie sur des API standardisées et tokenisées ainsi que sur OAuth 2.0 plutôt que sur le screen scraping obsolète, garantissant ainsi que les utilisateurs ne partagent jamais leurs mots de passe bancaires bruts avec des tiers ;
les utilisateurs ont un contrôle total sur leurs données en accordant des autorisations explicites et limitées dans le temps pour des informations spécifiques, qu'ils peuvent révoquer instantanément via leur banque ou leurs applications connectées ;
l'open banking sécurisé associe l'Authentification Forte Du Client (SCA), le chiffrement de bout en bout en transit et au repos, ainsi qu'une évaluation rigoureuse des prestataires tiers afin de réduire l'exposition à la fraude et de clarifier les responsabilités.
À quoi sert l’Open Banking ?
L'open banking facilite le partage des données, améliorant ainsi les services financiers pour les clients et les entreprises.
L'open banking a permis de créer un éventail d'outils et de fonctionnalités financières, notamment :
applications de budgétisation et d'épargne : L'open banking a permis la création d'applications tierces qui agrègent les données des comptes bancaires des utilisateurs et fournissent des recommandations personnalisées en matière de budget et d'épargne ;
meilleures décisions en matière de crédit et de prêt : Les prêteurs peuvent accéder rapidement à davantage de données financières et les analyser via l'open banking, ce qui peut conduire à de meilleures décisions de crédit et à des approbations de prêt plus rapides ;
services bancaires sur mesure : Les institutions financières peuvent utiliser les données accessibles via l'open banking pour proposer aux clients des produits et services personnalisés, tels que des taux d'intérêt sur mesure ;
paiements directs par compte : Les API d'open banking peuvent être utilisées pour initier des paiements directement depuis un compte bancaire, en contournant les systèmes de paiement traditionnels tels que les cartes de crédit, ce qui peut réduire les frais de transaction ;
meilleure détection de la fraude : L'accès aux données en temps réel aide les institutions financières et les prestataires de services à améliorer leurs capacités de détection de la fraude, réduisant ainsi le risque de transactions non autorisées ;
gestion des flux de trésorerie : Les entreprises peuvent utiliser les solutions d'open banking pour intégrer les données de différents comptes dans une seule plateforme, obtenant ainsi une meilleure compréhension de leurs flux de trésorerie ;
connaissance du marché : Les entreprises peuvent analyser les données bancaires mises à disposition par l'open banking pour obtenir des informations sur le comportement des clients, les tendances du marché et les conditions économiques.
Comment fonctionne l’open banking ?
L'open banking utilise des API pour partager des données financières entre les banques et les prestataires tiers autorisés. Le consentement du client, régi par divers cadres, est obligatoire pour le partage des données.
Voici comment fonctionne l'open banking :
les banques créent des API standardisées : Les banques développent ou adoptent des API standardisées qui permettent aux prestataires tiers d'accéder aux données financières. Ces API agissent comme des passerelles sécurisées pour les requêtes et les réponses de données ;
les clients donnent leur consentement : Un client donne son consentement explicite à un prestataire tiers pour accéder à ses données financières. Le consentement est généralement géré via une interface sécurisée et il est légalement obligatoire qu'il soit éclairé et explicite ;
les prestataires demandent l'accès aux données : Une fois le consentement donné, le prestataire tiers intègre les API d'open banking pour demander l'accès aux données financières du client auprès de la banque. Ces API traitent les requêtes de manière sécurisée et cohérente ;
les banques gèrent l'authentification et l'autorisation : La banque vérifie l'identité du client et l'autorisation du prestataire tiers d'accéder aux données. Le processus implique souvent des étapes d'authentification, telles que la connexion via le portail de la banque ou d'autres contrôles de sécurité ;
les banques partagent les données : Après une authentification et une autorisation réussies, la banque partage les données demandées avec le prestataire tiers via l'API. Les données peuvent inclure les soldes des comptes, l'historique des transactions, les capacités d'initiation de paiement, et plus encore ;
les données sont fournies en temps réel : Les API permettent aux applications de récupérer des données actualisées directement auprès de la banque du client, qu'il s'agisse des dernières transactions ou de la vérification de la propriété du compte. Cela facilite une grande variété de services technologiques financiers, notamment les applications de budgétisation et les approbations de prêt automatisées ;
les prestataires utilisent les données : Le prestataire tiers utilise les données pour proposer des services au client, tels que la gestion financière, des conseils financiers personnalisés, des processus de prêt simplifiés ou des services de paiement ;
les clients fournissent un consentement continu : Les clients peuvent gérer ou retirer leur consentement à tout moment. Les banques et les prestataires tiers doivent se conformer à des mesures de sécurité strictes pour protéger les données et garantir la confidentialité ;
les régulateurs établissent et appliquent des règles : L'open banking est réglementé par des organismes gouvernementaux et la législation nationale, qui dictent les normes de sécurité, les procédures de consentement des clients et les types de données pouvant être partagés dans l'open banking. Les régulateurs surveillent en permanence les banques et les prestataires tiers pour s'assurer qu'ils sont conformes aux réglementations de l'open banking ;
la communication est standardisée : Les API d'open banking suivent des normes spécifiques, ce qui signifie qu'elles parlent un « langage commun » utilisé par différentes banques et applications. Cela garantit que les applications et les services peuvent fonctionner de manière fluide avec différentes banques et institutions financières.
Principaux défis de sécurité de l'open banking
L'open banking augmente l'exposition des données financières sensibles et nécessite des mesures de sécurité avancées pour protéger ces données contre tout accès non autorisé. Les défis de sécurité exigent une combinaison de technologies avancées, de processus de sécurité bien conçus et d'une vigilance continue.
Les défis de sécurité dans l'open banking incluent :
Gestion du consentement du client
L'accès aux données financières personnelles n'est possible que si les clients ont clairement donné leur accord, et les clients peuvent révoquer cet accès à tout moment.
Solutions
- mettez en place des systèmes de pointe pour gérer le consentement ;
- offrez aux clients des options simples pour contrôler leurs données ;
- maintenez la conformité aux lois strictes sur la confidentialité telles que le Règlement Général Sur La Protection Des Données (RGPD).
Sécurisation des API contre les accès non autorisés
Les API ouvrent des portes vers les données et doivent être bien protégées contre les accès non autorisés et les attaques.
Solutions
- utilisez des méthodes d'autorisation modernes telles qu'OAuth 2.0 ;
- assurez-vous que les API sont renforcées à l'aide d'outils tels que mutual Transport Layer Security (TLS) pour l'authentification ;
- surveillez l'utilisation pour prévenir et détecter les activités inhabituelles.
Évaluation et surveillance des prestataires tiers
Les niveaux de sécurité des services tiers varient.
Solutions
- évaluez minutieusement les mesures de sécurité de tous les prestataires externes ;
- surveillez en permanence les prestataires tiers ;
- exigez la conformité à des normes de sécurité élevées.
Chiffrement des données en transit et au repos
Les données doivent être chiffrées pour ne pas être altérées ou lues si elles sont interceptées.
Solutions
- utilisez des techniques de chiffrement fortes pour les données au repos et en transit ;
- vérifiez régulièrement l'intégrité des données à l'aide de techniques telles que les signatures numériques ;
Détection de la fraude
Un meilleur accès aux données peut potentiellement conduire à de nouveaux types de fraude.
Solutions
- utilisez le machine learning avancé pour repérer la fraude au moment où elle se produit ;
- mettez en place un système pour surveiller et réagir rapidement aux actions suspectes ;
Rester en conformité
Les réglementations peuvent varier selon les régions et évoluer au fil du temps, ce qui affecte la manière dont les données doivent être traitées.
Solutions
- élaborez une stratégie de conformité qui peut s'adapter rapidement aux nouvelles lois ;
- assurez-vous que votre équipe reste informée des dernières exigences.
- informez-vous sur les réglementations de votre région. L'Union européenne et le Royaume-Uni ont des mandats centralisés pour l'open banking, tandis que les réglementations sur l'open banking aux États-Unis reposent en grande partie sur le volontariat et sont dictées par le secteur.
Vérification des identités et gestion des accès
Il est nécessaire de vérifier chaque utilisateur et de contrôler strictement l'accès à ses données.
Solutions
- mettez en œuvre la vérification d'identité SCA et des systèmes d'authentification multifacteur (MFA) ;
- définissez des contrôles d'accès précis ;
- clarifiez le cadre de responsabilité juridique et financière en cas de paiements non autorisés ou de violations. Par exemple, différentes entités seront tenues pour responsables selon qu'une transaction n'a pas été autorisée ou l'a été (par exemple, par le biais de l'ingénierie sociale).
Réponse aux incidents
Les services doivent rester disponibles, même en cas de problème. Les failles de sécurité doivent être traitées rapidement pour minimiser les dégâts.
Solutions
- préparez et mettez régulièrement à jour les plans de réponse aux incidents ;
- assurez-vous de la mise en place de systèmes de sauvegarde ;
- effectuez régulièrement des exercices de sécurité.
Sécurisez les API d'open banking
La sécurité des API dans l'open banking nécessite un système multicouche pour garantir la sécurité de toutes les interactions entre les banques, les prestataires tiers et les clients, ainsi que le maintien de l'intégrité des données.
Les principales considérations liées à la sécurité des API incluent :
Authentification et autorisation
Les protocoles d'authentification et d'autorisation, comme la Financial-grade API (FAPI), garantissent que les API sont accessibles uniquement aux utilisateurs et services légitimes.
OAuth 2.0 : OAuth 2.0 est une méthode d'autorisation qui utilise des tokens au lieu d'identifiants. Chaque token accorde l'accès à un ensemble spécifique de ressources pour une durée limitée, réduisant ainsi le risque de vol de tokens ;
OAuth : OAuth fournit des méthodes permettant d'obtenir des tokens pour différents scénarios, tels que des codes d'autorisation pour les applications et des identifiants de client pour les interactions de serveur à serveur ;
Chiffrement
Le chiffrement est utilisé pour protéger les données lorsqu’elles se déplacent entre les systèmes (en transit) et lorsqu’elles sont stockées (au repos). L’utilisation de protocoles de chiffrement puissants et actualisés empêche l’interception par des attaquants.
TLS : TLS protège les données en transit en chiffrant les données échangées entre les clients et les serveurs ;
AES : les normes de chiffrement avancé (AES) s'appliquent aux entrées de base de données et aux autres stockages de données afin de protéger les données au repos.
Passerelles d’API
Les passerelles d’API permettent de gérer et de sécuriser le trafic vers les API. Une passerelle d’API agit comme un proxy inversé pour accepter tous les appels à l'API, agréger les services nécessaires pour les exécuter et renvoyer le résultat approprié. Elle gère la limitation du débit, la liste blanche d’adresses IP et le contrôle d’accès. Les passerelles peuvent fournir des informations sur les modèles de trafic et alerter les administrateurs des menaces de sécurité potentielles.
Pratiques de développement d’API sécurisées
Les API sont sécurisées dès la conception. Les développeurs doivent adhérer à l'API Security Top Ten de l'Open Web Application Security Project (OWASP), un document de sensibilisation à la sécurité des API.
validation des entrées : la validation des entrées empêche les attaques par injection SQL et par cross-site scripting (XSS) ;
journalisation des transactions de l'API : la journalisation détaillée des transactions de l'API vous permet d'être prêt en cas d'audit ;
révisions régulières du code : les révisions régulières du code permettent d'identifier les vulnérabilités avant qu'elles n'entraînent des failles de sécurité.
Limite d'appels et de débit
La limitation de débit et la régulation empêchent les abus d'API. Le processus consiste à limiter le nombre de requêtes qu'un utilisateur ou un service peut effectuer sur une période donnée. Si ce nombre dépasse la limite, les requêtes supplémentaires sont retardées ou bloquées. La régulation permet de gérer la charge et garantit que les services restent disponibles, même dans les scénarios de trafic élevé ou d'attaque.
Audits de sécurité et tests d’intrusion réguliers
Des audits de sécurité et des tests d’intrusion réguliers évaluent en permanence le niveau de sécurité des infrastructures d’API. Ces pratiques doivent faire partie d’un protocole de sécurité régulier et répondre aux normes de l’industrie et aux exigences de conformité. Les audits de routine et les tests d’intrusion permettent de détecter les vulnérabilités avant qu’elles ne soient exploitées.
Systèmes de détection et de réponse aux anomalies
Ces systèmes détectent les activités inhabituelles susceptibles d’indiquer une faille de sécurité et y répondent, en utilisant l’apprentissage automatique et d’autres analyses avancées pour surveiller les modèles de trafic des API et signaler automatiquement les activités qui s’écartent de la norme. Ils sont souvent intégrés à des mécanismes de réponse aux incidents pour isoler et atténuer rapidement les menaces potentielles.
Élaborez une stratégie de sécurité basée sur les risques
Une stratégie de sécurité basée sur les risques consiste à hiérarchiser les efforts et les ressources de sécurité en fonction de la probabilité et de l'impact potentiel des différentes menaces. Elle aide une organisation à rester agile, à réagir aux nouvelles menaces et à concentrer ses ressources là où elles sont le plus nécessaires. Cela est particulièrement important lorsque les budgets de sécurité sont limités ou dans un paysage technologique en évolution rapide.
Voici comment fonctionne généralement une stratégie de sécurité basée sur les risques :
évaluer les risques : identifiez et évaluez les risques en fonction de leur impact potentiel et de leur probabilité d'occurrence. Cartographiez les actifs de l'organisation et déterminez les menaces auxquelles chaque actif est confronté, en évaluant les vulnérabilités et les impacts potentiels de ces menaces. Utilisez des techniques telles que la modélisation des menaces et les analyses de vulnérabilité ;
hiérarchiser les risques : déterminez les risques qui nécessitent une attention immédiate, ceux qui peuvent être surveillés et ceux qui sont acceptables. Classez les risques en fonction de leur gravité et de leur probabilité, en donnant la priorité aux risques à fort impact et à forte probabilité pour une atténuation immédiate ;
mettre en œuvre des contrôles : appliquez les contrôles les plus appropriés et les plus rentables pour gérer et atténuer les risques les plus prioritaires. Mettez en œuvre différents types de contrôles (par exemple, préventifs, détectifs, correctifs) en fonction du risque. Les contrôles peuvent inclure des solutions technologiques (par exemple, des pare-feu et le chiffrement), des politiques et des procédures, ainsi que des programmes de formation et de sensibilisation ;
surveiller les systèmes de sécurité : surveillez en permanence les mesures de gestion des risques pour en garantir l'efficacité. Cela peut impliquer des audits de sécurité réguliers, des systèmes de détection d'intrusion, ainsi que la surveillance des logs d'accès et d'autres événements de sécurité ;
apprendre et s'améliorer : ajustez les mesures en réponse aux nouvelles menaces, aux changements dans l'organisation ou aux leçons tirées de la surveillance continue. Utilisez les retours de la phase de surveillance et d'examen pour améliorer les pratiques de sécurité. Mettez à jour les évaluations des risques et les contrôles à mesure que des incidents se produisent et que des vulnérabilités sont identifiées.
Mettez en œuvre des politiques de sécurité Zero Trust
Alors que les modèles de sécurité traditionnels supposent que tout ce qui se trouve à l'intérieur du réseau d'une organisation est fiable, les politiques Zero Trust ne supposent jamais de fiabilité. Le modèle Zero Trust nécessite une vérification d'identité rigoureuse pour toute personne tentant d'accéder aux ressources du réseau, qu'elle se trouve à l'intérieur ou à l'extérieur du périmètre de ce dernier.
Voici comment les politiques Zero Trust sont généralement mises en œuvre :
vérifier explicitement toutes les requêtes : chaque requête d'accès doit être vérifiée avant que l'accès ne soit accordé, indépendamment de l'origine de la requête ou de la ressource à laquelle elle accède. Utilisez le MFA, la biométrie et l'analyse comportementale pour vérifier l'identité des utilisateurs, et employez une authentification basée sur le contexte qui prend en compte des variables telles que l'état de l'appareil, l'emplacement et l'heure d'accès ;
utiliser l'accès au moindre privilège : minimisez l'exposition de chaque utilisateur aux parties sensibles du réseau en accordant aux utilisateurs et aux appareils le niveau d'accès minimum nécessaire pour accomplir leurs tâches. Gérez cela par le biais de politiques et de rôles stricts de contrôle d'accès, qui sont révisés et mis à jour régulièrement ;
segmenter le réseau : divisez le réseau en segments pour réduire les mouvements latéraux au sein du réseau. Cela crée des micro-périmètres autour des données et des systèmes sensibles, ce qui rend la progression dans le réseau plus difficile en cas d'accès non autorisé ;
mettre en œuvre des défenses multicouches : mettez en œuvre plusieurs couches défensives devant être contournées pour accéder aux ressources. Utilisez une combinaison de pare-feu, de systèmes de détection et de prévention des intrusions (IDS/IPS), ainsi que le chiffrement des données en transit et au repos ;
surveiller et maintenir la sécurité : surveillez en permanence l'ensemble du trafic réseau et des activités des utilisateurs pour détecter les menaces et y répondre en temps réel. Utilisez des systèmes de gestion des informations et des événements de sécurité (SIEM) pour analyser et corréler les logs à la recherche de comportements anormaux. Le machine learning peut aider à reconnaître les modèles qui s'écartent de la norme ;
faire de la sécurité un processus intégré : veillez à ce que la sécurité soit une considération clé dans chaque projet informatique et opération commerciale dès le départ. Organisez des formations régulières à la sécurité pour l'ensemble du personnel, et intégrez la sécurité dans le cycle de vie du développement logiciel (DevSecOps).
Identifiez et protégez-vous contre les vulnérabilités de sécurité
L’identification et la protection contre les vulnérabilités impliquent la découverte, la catégorisation et la résolution systématiques des failles de sécurité ou des faiblesses des logiciels et du matériel que les attaquants pourraient exploiter. Voici globalement comment cela fonctionne :
analyser les systèmes à la recherche de vulnérabilités connues : effectuez des analyses de vulnérabilité régulières à l'aide d'outils automatisés qui comparent les configurations système et les logiciels installés aux bases de données de vulnérabilités connues. Les tests d'intrusion, qui consistent à tenter d'exploiter les vulnérabilités, fournissent également des informations sur les faiblesses du système ;
évaluer et hiérarchiser les résultats : une fois les vulnérabilités identifiées, évaluez-les en fonction de facteurs tels que la facilité d'exploitation, l'impact potentiel d'un exploit et l'étendue de l'exposition du système. Cela permet de hiérarchiser les efforts de rectification en fonction de la nature et de la gravité du risque posé ;
appliquer les correctifs dès leur disponibilité : les fournisseurs de logiciels fournissent des correctifs ou des mises à jour pour corriger les vulnérabilités. Mettez en œuvre un processus systématique pour l'application en temps opportun des correctifs de sécurité, des mises à jour et des correctifs d'urgence afin de vous assurer que les vulnérabilités sont traitées dès que des correctifs sont disponibles ;
renforcer les configurations système : utilisez des outils de gestion de configuration pour vous assurer que les systèmes sont configurés de manière sécurisée et maintenus de manière cohérente. Révisez et renforcez régulièrement les configurations pour minimiser les surfaces d'attaque et éviter les vulnérabilités dues à de mauvaises configurations ou à des paramètres par défaut ;
se défendre contre les menaces zero-day inconnues : utilisez des technologies avancées de détection des menaces, telles que des systèmes de détection basés sur le comportement, qui ne reposent pas uniquement sur des signatures de vulnérabilités connues. Celles-ci peuvent identifier et atténuer les activités inhabituelles qui pourraient indiquer un exploit en cours, offrant ainsi une défense contre les vulnérabilités inconnues ou celles ne disposant pas de correctif existant ;
former le personnel à la sensibilisation à la cybersécurité : organisez une formation continue à la cybersécurité pour l'ensemble du personnel, en mettant l'accent sur la reconnaissance des tentatives de phishing, la gestion sécurisée des mots de passe et la compréhension de l'importance des mises à jour logicielles régulières. Cela permet de minimiser l'erreur humaine, qui peut introduire ou exacerber des vulnérabilités ;
auditer les pratiques de sécurité et la conformité : effectuez régulièrement des audits de sécurité et des contrôles de conformité pour évaluer dans quelle mesure les politiques de sécurité sont respectées et identifier les éventuelles lacunes dans la posture de sécurité de l'organisation. Cela permet de s'assurer que les pratiques de sécurité respectent les normes et réglementations établies ;
établir et tester un plan de réponse aux incidents : élaborez et testez régulièrement un plan de réponse aux incidents qui décrit les mesures à prendre en cas de faille de sécurité. Celui-ci doit inclure des procédures de confinement, d'éradication, de récupération et d'analyse post-incident.
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Le contenu de cet article est fourni à des fins informatives et pédagogiques uniquement. Il ne saurait constituer un conseil juridique ou fiscal. Stripe ne garantit pas l'exactitude, l'exhaustivité, la pertinence, ni l'actualité des informations contenues dans cet article. Nous vous conseillons de solliciter l'avis d'un avocat compétent ou d'un comptable agréé dans le ou les territoires concernés pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.