TVA canadienne : un guide sur la TPS, la TVH, la TVP et la TVQ par province

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En savoir plus 
  1. Introduction
  2. L’essentiel à retenir
  3. Quel est le taux de la TVA canadienne ?
  4. Comment la TVA canadienne s’applique-t-elle dans les provinces appliquant la TVP et la TVQ ?
    1. Les provinces appliquant une TVP non harmonisée
    2. La TVQ du Québec
    3. Cinq systèmes, et non un seul
  5. Comment la TVA canadienne affecte-t-elle les fournisseurs étrangers de services numériques ?
  6. Quels sont les risques liés à une erreur d’immatriculation à la TVA canadienne ?
    1. Manquer un seuil d’immatriculation
    2. Facturer un taux erroné
    3. Manquer une obligation provinciale
    4. Mal classer les produits numériques
  7. Votre entreprise est-elle prête à gérer ses obligations fiscales au Canada ?
  8. Comment Stripe Tax peut vous aider

La TVA canadienne n'est pas une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à proprement parler, mais la taxe sur les produits et services (TPS) fédérale du pays (qui représentait plus de 10 % des revenus fédéraux en 2025) est combinée à diverses taxes locales pour remplir une fonction similaire. La diversité des systèmes fiscaux provinciaux rend le système du Canada plus difficile à gérer qu'un taux de TVA national unique. La taxe due sur des produits identiques peut changer selon celle des 10 provinces du pays où se trouve le client, et plusieurs provinces gèrent des autorités fiscales distinctes de l'Agence du revenu du Canada (ARC).

Nous abordons ci-dessous ce qu'est la taxe de vente harmonisée (TVH), ce qui rend certaines provinces différentes et à quel moment les vendeurs numériques étrangers peuvent avoir besoin de s'immatriculer.

L’essentiel à retenir

  • Le Canada applique à la fois une taxe à la consommation fédérale et des taxes provinciales distinctes, de sorte que le taux applicable dépend de la province du client.

  • Les vendeurs numériques non résidents doivent généralement s'immatriculer à la TPS ou à la TVH ainsi qu'à la taxe de vente du Québec (TVQ) dès que leurs ventes au Canada dépassent le seuil annuel, qu'ils aient ou non une présence physique dans le pays.

  • Se tromper sur l'immatriculation ou les taux peut créer une responsabilité cumulée, car les seuils manqués et les produits mal classés ne sont souvent détectés que des mois plus tard.

Quel est le taux de la TVA canadienne ?

Il n'y a pas de TVA officiellement désignée au Canada. Cependant, le Canada applique une TPS nationale de 5 %, qui fonctionne de manière similaire à une TVA, et les provinces peuvent y ajouter leur propre impôt. La TVH fait référence à ce taux d'imposition combiné comprenant la TPS de base et les impôts provinciaux dans les cinq provinces qui ont choisi d'harmoniser leurs impôts avec la TPS fédérale.

Le système de TPS/TVH est géré par l'ARC. L'immatriculation des entreprises effectuant des ventes, des locations ou d'autres fournitures taxables au Canada repose sur un seuil simple : 30 000 dollars canadiens (CA) de revenus, soit au cours d'un seul trimestre civil, soit sur quatre trimestres consécutifs. Le taux de taxe dépend du lieu du client plutôt que de celui du commerçant, ce qui surprend souvent certaines personnes. Une entreprise établie en Alberta qui expédie à un client en Nouvelle-Écosse facture à ce client 14 % de TVH, le taux de la Nouvelle-Écosse, même si l'Alberta n'applique qu'une TPS de 5 %. Il est nécessaire de connaître la province du client pour facturer la bonne taxe.

L'harmonisation rend les provinces appliquant la TVH plus faciles à gérer que le reste du pays. Étant donné que l'Ontario, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador ont fusionné leur impôt provincial avec le système fédéral, une entreprise n'a pas besoin de s'immatriculer ou de faire des déclarations distinctes pour la TPS et la TVH auprès de chacune de ces cinq provinces. L'ARC perçoit le montant combiné total en une seule déclaration et répartit la part provinciale à la fin. Cette consolidation constitue un avantage administratif majeur pour une entreprise vendant dans plusieurs provinces appliquant la TVH. Comparez cela à la Colombie-Britannique (C.-B.), où les parts provinciale et fédérale font l'objet de déclarations entièrement distinctes auprès d'autorités distinctes.

La fréquence des déclarations fédérales est basée sur la période de déclaration d'une entreprise, qui est mensuelle, trimestrielle ou annuelle, en fonction de ses revenus. Les dates d'échéance sont disponibles dans votre compte de l'ARC.

Comment la TVA canadienne s'applique-t-elle dans les provinces appliquant la TVP et la TVQ ?

La C.-B., la Saskatchewan et le Manitoba ne se sont jamais harmonisés avec le système fédéral. Chacune applique sa propre taxe sur les ventes de manière entièrement distincte de l'ARC. Le système du Québec fonctionne également différemment, mais il est plus proche de la structure de la TPS que d'une taxe de vente provinciale (TVP) standard. Ensemble, cela signifie qu'une entreprise vendant à l'échelle nationale jongle avec des règles fiscales qui ne s'alignent pas les unes avec les autres ni avec le système fédéral.

Les provinces appliquant une TVP non harmonisée

La C.-B., la Saskatchewan et le Manitoba maintiennent chacun leur propre régime de TVP, avec leurs propres portails d'immatriculation, exonérations et contrôles. Une entreprise vendant dans ces trois provinces aura probablement besoin de trois immatriculations distinctes et de trois calendriers de déclaration, car ce qui est taxable dans une province ne l'est pas toujours dans une autre. La C.-B. facture 7 % de TVP, la Saskatchewan 6 % et le Manitoba 7 %, le tout calculé séparément avant l'ajout de la TPS fédérale de 5 %.

La TVQ du Québec

Le système du Québec fait partie de sa propre catégorie car il est structurellement plus proche d'une véritable TVA que les autres taxes provinciales. Revenu Québec l'administre de manière indépendante de l'ARC. Il applique une taxe de vente du Québec (TVQ) supplémentaire de 9,975 % à peu près sur la même base de biens et de services que celle couverte par la TPS. La TPS et la TVQ sont généralement facturées séparément au Québec.

Cinq systèmes, et non un seul

À l'échelle nationale, un commerçant gère cinq relations fiscales distinctes : l'ARC pour la TPS/TVH, trois autorités provinciales pour la TVP et Revenu Québec pour la TVQ. Chacune a son propre seuil, son propre calendrier de déclaration et sa propre définition de ce qui est taxable, de sorte que la démarche de conformité qui fonctionne pour les provinces appliquant la TVH ne s'applique pas au reste du pays.

Comment la TVA canadienne affecte-t-elle les fournisseurs étrangers de services numériques ?

Depuis juillet 2021, les entreprises non résidentes qui vendent des produits et services numériques à des consommateurs canadiens non inscrits sont généralement tenues de s'inscrire à la TPS/TVH dès que leurs ventes au Canada dépassent 30 000 $ CA sur une période de 12 mois. Cela inclut des éléments comme les abonnements de streaming, et s'applique que le vendeur ait ou non une présence physique dans le pays. Le Québec applique une règle parallèle pour la TVQ, avec son propre seuil de 30 000 $ CA.

Lorsqu'une plateforme numérique, comme une boutique d'applications ou une marketplace, facilite les ventes de vendeurs tiers, elle peut être tenue de collecter et de verser la TPS/TVH au nom de ces vendeurs une fois certains seuils atteints. Cela réduit la charge de conformité pour les vendeurs individuels et la transfère sur la plateforme par laquelle ils vendent, ce qui est important pour une entreprise étrangère essayant de déterminer qui est réellement responsable d'une transaction donnée.

Rien de tout cela ne s'applique à la TVP en Colombie-Britannique, en Saskatchewan ou au Manitoba, qui ont leurs propres règles pour les vendeurs numériques qui ne passent pas du tout par le système de l'ARC. Une entreprise étrangère de logiciels en tant que service (SaaS) vendant à l'échelle nationale doit toujours déterminer son exposition dans ces provinces de manière indépendante, en plus de ce qu'elle gère déjà pour la TPS/TVH et la TVQ.

Quels sont les risques liés à une erreur d'immatriculation à la TVA canadienne ?

Se tromper sur la structure fiscale du Canada entraîne différentes défaillances selon l'endroit où l'erreur se produit, et chacune comporte sa propre conséquence financière. Voici ce qu'il faut garder à l'esprit.

Manquer un seuil d'immatriculation

Qu'une entreprise soit immatriculée ou non, elle doit tout de même des arriérés d'impôt sur tout ce qu'elle aurait dû collecter, plus les éventuelles pénalités et intérêts supplémentaires que l'ARC et les autorités provinciales pourraient imposer en plus de cela. Cela signifie qu'une entreprise qui vend au-delà du seuil pendant un an sans s'immatriculer fait face à une responsabilité qui s'est accumulée pendant tout ce temps.

Facturer un taux erroné

Si vous appliquez une tarification avec la TPS uniquement à une commande destinée à une province appliquant la TVH, et qu'une entreprise collecte trop peu de taxes, elle absorbe alors la différence ou retourne voir le client par la suite pour la corriger. De même, si vous facturez trop cher, cela entraîne des plaintes et un versement qui ne correspond pas à ce qui est dû.

Manquer une obligation provinciale

Une entreprise peut être correctement immatriculée à la TPS/TVH et manquer totalement la TVP en C.-B., car rien dans l'immatriculation fédérale ne signale une exigence provinciale distincte. Chaque province fixe son propre seuil et gère ses propres contrôles.

Mal classer les produits numériques

Le fait qu'un élément soit considéré comme un « service numérique » selon le régime simplifié de l'ARC peut déterminer, en partie, si les règles du vendeur étranger s'appliquent. Si vous vous trompez sur cette classification lors de l'immatriculation, l'erreur ne reste pas contenue. Elle apparaît dans chaque déclaration soumise par la suite et pourrait impliquer de devoir annuler des mois de déclarations incorrectes au lieu d'une seule.

Votre entreprise est-elle prête à gérer ses obligations fiscales au Canada ?

Comprendre lequel des systèmes s'applique à une vente donnée est la première étape. Une entreprise qui vend simultanément en Alberta, en Ontario, en Colombie-Britannique et au Québec gère quatre traitements fiscaux différents sur ce qui pourrait être un produit identique, et ce, avant même de tenir compte des seuils d'immatriculation, des calendriers de déclaration et des exonérations provinciales qui ne correspondent pas les uns aux autres.

Quelques signes indiquent si une entreprise est équipée pour répondre aux exigences ou si elle n'a simplement pas encore rencontré de lacune :

  • Empreinte provinciale : Vendre dans une ou deux provinces à un volume modeste est gérable manuellement. Vendre simultanément au Québec, dans les provinces appliquant la TVP et dans les provinces appliquant la TVH implique de suivre cinq ensembles de règles distincts en même temps, ce qui peut rapidement devenir ingérable.

  • Visibilité des seuils : Une entreprise doit savoir exactement où elle se situe par rapport au seuil de chaque province à tout moment, car le dépassement de l'un d'eux crée le risque de devoir des arriérés d'impôt.

  • Exactitude de la classification : Les vendeurs numériques en particulier doivent avoir l'assurance que leurs produits sont correctement classifiés selon les règles de l'ARC. Une mauvaise classification lors de l'immatriculation a des répercussions sur chaque déclaration soumise par la suite.

  • Exactitude des taux lors du paiement : La facturation du bon taux dépend de la connaissance de la province du client au moment de la vente. L'utilisation d'un taux erroné entraîne soit une collecte insuffisante, soit une surfacturation pour le client.

Comment Stripe Tax peut vous aider

Stripe Tax réduit la complexité de la conformité fiscale afin que vous puissiez vous concentrer sur la croissance de votre entreprise. Stripe Tax vous aide à surveiller vos obligations et vous alerte lorsque vous dépassez un seuil d’immatriculation fiscale pour la taxe sur les ventes établi sur vos transactions Stripe. De plus, il calcule et collecte automatiquement la taxe sur les ventes, la TVA et la TPS sur les biens et services physiques et numériques—dans tous les États américains et dans plus de 100 pays.

Commencez à collecter des taxes dans le monde entier en ajoutant une seule ligne de code à votre intégration existante, en cliquant sur un bouton dans le Dashboard, ou en utilisant notre puissante API.

Stripe Tax peut vous aider à :

Comprendre où s'immatriculer et collecter les taxes : Découvrez où vous devez collecter des taxes en fonction de vos transactions Stripe. Après votre immatriculation, activez la collecte des taxes dans un nouvel État ou pays en quelques secondes. Vous pouvez commencer à collecter des taxes en ajoutant une seule ligne de code à votre intégration Stripe existante ou ajouter la collecte des taxes d'un simple clic dans le Dashboard Stripe.

S'immatriculer pour payer des impôts : Laissez Stripe gérer vos immatriculations fiscales mondiales et bénéficiez d'un processus simplifié qui préremplit les informations de la demande (vous faisant gagner du temps et simplifiant la conformité avec les réglementations locales).

Collecter les taxes automatiquement : Stripe Tax calcule et collecte le bon montant de taxe due, peu importe ce que vous vendez ou l'endroit où vous le vendez. Elle prend en charge des centaines de produits et de services et est tenue à jour sur les règles fiscales et les changements de taux.

Simplifier les déclarations : Stripe Tax s'intègre de manière fluide avec des partenaires de déclaration, de sorte que vos déclarations mondiales soient exactes et ponctuelles. Laissez nos partenaires gérer vos déclarations pour que vous puissiez vous concentrer sur la croissance de votre entreprise.

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Le contenu de cet article est fourni à des fins informatives et pédagogiques uniquement. Il ne saurait constituer un conseil juridique ou fiscal. Stripe ne garantit pas l'exactitude, l'exhaustivité, la pertinence, ni l'actualité des informations contenues dans cet article. Nous vous conseillons de solliciter l'avis d'un avocat compétent ou d'un comptable agréé dans le ou les territoires concernés pour obtenir des conseils adaptés à votre situation.

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